« Le pays ne peut plus continuer sans gouvernement (...) », a-t-il dit, exhortant une nouvelle fois le président Michel Sleiman et le Premier ministre désigné Tammam Salam de former un cabinet le plus vite possible. « Continuer d’attendre, désormais, ne mènera à rien », a-t-il souligné.
De son côté, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a estimé que le dossier gouvernemental a été « ramené à la case départ ».
« Le gouvernement ne verra pas le jour avant que les choses ne se clarifient au niveau de la région en ce qui a trait aux contacts entre les États-Unis et l’Iran, d’une part, et entre Riyad et Téhéran, de l’autre », a souligné M. Makari sur Radio-Liban libre.
« Je regrette que l’on soit contraint d’attendre l’étranger pour que la voie se libère devant la mise sur pied du gouvernement », a-t-il ajouté, estimant que l’appel de M. Geagea au Premier ministre désigné à former le gouvernement sans tenir compte des demandes des hommes politiques est « juste » mais peu réaliste.
Fouad el-Saad, député de Aley, s’est pour sa part déchaîné, dans une déclaration à la presse, contre le 8 Mars. « Les conditions du Hezbollah et les ambitions du général Michel Aoun ont fermé toutes les fenêtres devant le Premier ministre désigné, bien qu’il lui reste la fenêtre principale, celle que le législateur constitutionnel a aménagée », a déclaré M. Saad.
« Rechercher le miracle qui va libérer l’échéance gouvernementale de l’emprise assado-iranienne est une illusion », a-t-il ajouté, tout en soulignant que le fait de tenir compte de l’état d’esprit d’un parti quelconque par-ci et d’un général par-là ne peut édifier une nation, mais une ferme où le fort opprime le faible. »
Commentant des propos tenus dernièrement par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, selon lequel tout cabinet qui ne serait pas fondé sur la représentation proportionnelle des blocs parlementaires en son sein serait « corrompu », M. Saad a répliqué : « On pourrait à la limite croire cela si la corruption au pouvoir n’avait pas atteint son apogée dans les ministères tenus par l’allié orangiste de cheikh Kassem et avec la bénédiction du parti divin. »
Enfin, Ahmad el-Assaad, chef de l’Option libanaise, a comparé « la situation des Libanais dans l’ensemble à celle des pauvres émigrants qui ont péri dans le naufrage de la barque de la mort entre l’Indonésie et l’Australie ».
« Le Hezbollah met tout le Liban dans la barque de la mort », a-t-il constaté.


BRAVO ET MERCI HAKÎM. EFFECTIVEMENT, DES PAROLES EN OR !
05 h 08, le 03 octobre 2013