La salle était pleine à craquer. Les représentants des prestigieuses boutiques et grands magasins à travers le monde, et la presse française, anglaise et américaine s’étaient donné rendez-vous dimanche au Palais de Tokyo où la maison Rabih Kayrouz présentait sa collection printemps-été 2014. Parmi les stars des premiers rangs, devenues des habituées des défilés du créateur libanais : l’icône de la mode et rédactrice en chef de Vogue USA, Anna Wintour ; l’« impératrice » de la critique, la britannique Suzy Menkes ; l’écrivaine et journaliste Sophie Fontanelle et Sylvia Jorif qui, dans son billet pour ELLE, résume l’avis général : « Rabih Kayrouz est grand. C’est un moment précieux de voir un créateur s’ancrer dans son écriture, être confiant dans son vocabulaire (...) Une élégance hiératique. Une volonté de ne travailler que dans les lignes pures (...) Des robes qui passent comme des songes. Des pans de crêpes de soie qui suivent admirablement le mouvement et finissent comme une écume mourante aux pieds des mannequins. La palette est pure également : blanc, rose thé, crème... Et puis, il y a d’étonnants passages totalement argentés : ce métal si dur à maîtriser. Eh bien, Kayrouz lui donne des airs de bourgeoisie et de bienséance tout à fait étonnants. On sait comme ce créateur est penché sur la recherche des matières et de leur capacité. On ne voit rien : on sent que toute sa technique est au service de la grâce. »
De plus en plus pointu, Rabih. Ses amis en étaient tous fiers, notamment Cyril Karaoglan et Ulla Parker, Anne Démirdjian, Karim et Magda Abillama, Hala Farès et sa fille Noor, Flavia Audi, Nelly Zeidan, Diala Choucair, Ahmad et Shérine Tayeb, Sara Janoudi, Milia Maroun, qui ont tous fait la fête 38 boulevard Raspail, où Hala Mouawad et son frère Basile ont chauffé les platines, faisant danser l’actrice Rossy de Palma jusqu’à tard dans la nuit.
MC fait son streetshow
Une fois n’est pas coutume, et l’on aime ça : ce n’est pas une manif qui a bloqué la rue de l’école des Saints-Cœurs à Sioufi ! Mais un rassemblement joyeux, coloré et festif pour marquer l’inauguration officielle de Spin 360, les ateliers de danse et des arts associés (yoga, fitness et pilates) créés par Marie-Claude Bitar. Près de 400 personnes ont investi la chaussée, s’y bousculant et sautillant au rythme d’un fourre-tout épicé de merengue et de zumba. Enchaînant les pirouettes, Josette Tamer, Aline Fattal, Michèle Nahas, Maya de Freige, Sona et Rabih Aouad, Fouad et Annie Kamel, Regina Fénianos, Kamal et Nathalie Badaro ont brûlé 200 % de calories. Rien ne peut éteindre la soif de vivre des Libanais et leur besoin de danser, de bondir et rebondir sur les événements, et c’est parfait ainsi.
De Samir à Robert...
Il leur restait tout de même quelques minutes, un peu plus, pour visiter le musée national de Beyrouth : pris dans un tourbillon de festivités, Samir Nahas et son ami Michel Roque ont vécu sept jours et sept nuits à un rythme juste insensé. Invité par Raffy et Joumana Debbané, l’Égypto-Libano-Français Samir Nahas, alias l’antiquaire de Gordes à l’hospitalité orientale célèbre dans tout le Vaucluse et au-delà, aux quatre coins des Bouches-du-Rhône, n’avait plus visité le Liban depuis 20 ans et il était tout heureux de revoir ses vieux potes, de rappeler à Amira Abillama, par exemple, leurs jeux de balançoire à Zamalek au Caire... Outre le week-end à Faqra et une virée à Dhour Choueir pour retrouver la maison où il passait autrefois ses vacances, les déjeuners et dîners se sont succédé en son honneur, offerts par Naji Asfar, Farid Chehab, Nada Le Cavelier et d’autres... Mais celui prévu chez Samir et Claude Abillama a été annulé. Dans l’avion qui le ramenait des USA, Samir a cloné le virus du voisin et a été hospitalisé d’urgence, et nos souhaits de prompt rétablissement l’accompagnent bien évidemment.
Samir Nahas et Michel Roque n’ont pas repris leur souffle pour autant. Ils étaient au rendez-vous au déjeuner organisé par Khaled et Hanifé Salam, qui avaient réuni dans le jardin de leur ancienne demeure à Ras Beyrouth une cinquantaine de convives parmi lesquels Serge Brounst, Nayla Moawad, Raya Daouk, Rafi et Joumana Debbané, Colette Eddé, Yldiz Diab, Jocelyne Haddad, Michèle Haddad, Danièle el-Khoury, Viviane Ghanem, Khalil Arab, Maher et Randa Daouk, Andrée Daouk, Kulthum Husseini, Ghassan et Nadia Mahassni, Alia Debs, Othman et Ghina Arakji, etc. Sans oublier bien sûr la tribu Salam : Anbra, Lama, Raja’, la rousse flamboyante Diala et la délicieuse Roula qui annonçait à Marya Boudran et Marwan Hamza ses prochaines fiançailles avec Karim Assaf ... Quant à Leila Ziadé, elle signalait l’ouverture très prochaine à Gemmayzé du Kitchen Lab, un nouveau concept créé par Youmna Ziadé Karam et Michèle Gebeyli, et où cours de cuisine, ventes d’accessoires de cuisine et de produits bio seront proposés.
Un peu plus loin, Claude Tarazi Khoury racontait le mariage d’Andrea Casiraghi et de Tatiana Santo Domingo. Car Claude, l’amie de Vera Santo Domingo, et son frère Robert Tarazi ainsi que Noor Issam Farès étaient parmi les 400 convives qui avaient reçu le précieux sésame les invitant au déjeuner à l’ombre des palmiers qui bordent la piscine du jardin du palais princier. Et là ils ont évidemment rencontré Gad Elmaleh, qui aime bien les Libanais, mais qui a dû annuler trois représentations, en juillet 2009, au Festival de Beiteddine à cause du Hezbollah qui l’accusait de faire l’apologie d’Israël. Mais l’humoriste chouchou des Français va prendre sa revanche : pour son prochain spectacle, il a promis un sketch tout drôle, tout décapant, qui sera intitulé Robert le Libanais et son hôtel de Mulhouse. Robert n’en revient pas de cette publicité gratuite !
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Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve