Photographie de Najib Saad.
Diplômé en publicité et marketing de la NDU, Georges Junior Daou a eu, en 2010, l’idée d’initier ce projet avec son ami Omar Youssef. Le jeune homme explique la motivation première du tandem : «Ce qui nous porte, c’est notre volonté de diffuser un message écologiste lors d’un rassemblement authentique qui allie musique et arts visuels. Une bonne partie des bénéfices récoltés par la vente des tickets du festival est versée, chaque année, à une ONG dont nous soutenons les
projets, comme Lebanon Green Again (LGA).» Passionné de musique, Georges Junior confie avoir voulu atteindre un second objectif, ambitieux mais réalisable, qui lui tient à cœur: offrir aux talents locaux comme Jammit The Band, The Incompetents, The DnB Project, Postcards, Wake Island, Near Surface ou encore Charlie Rayne l’opportunité de se produire en direct devant des centaines d’étudiants et de jeunes adultes. «Il est rare qu’un spectateur puisse voir, en payant 20 dollars le ticket, plusieurs groupes libanais et solistes se succéder et jouer, en pleine nature, des musiques variées. C’est ce qui fait l’originalité de Wicker Park», note le co-initiateur du festival. Entre pop, folk, rock, soul et blues, la scène libanaise active a bel et bien pu conquérir un public enthousiaste qui s’est laissé charmer par des prestations de qualité. Dimanche dernier, un air de Woodstock soufflait sur le festival, et les centaines de personnes assises sur les tapis se sont levées pour applaudir une même cause. Aucun doute, Wicker Park s’avère être désormais le rendez-vous annuel incontournable des jeunes épris d’art, de beauté et de paix qui veulent célébrer naturellement et sainement la vie.
Carole AWIT


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