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Nos lecteurs ont la parole

Notre ennemi, ce n’est pas la classe politique

Par Adib Y. TOHMÉ
Notre ennemi, ce n’est pas la classe politique. Notre ennemi, c’est la masse d’abrutis qui reconduit cette classe politique. Notre véritable ennemi, c’est la médiocrité qui s’installe partout, dans tous les domaines, à toutes les échelles. C’est cette culture d’autosuffisance intellectuelle, le parasitisme généralisé, celui de l’argent facile, de l’argent tout court, sans effort, sans travail, sans talent. Notre ennemi, c’est la marchandisation de tout. C’est l’arrogance des esprits stupides. C’est la frustration complexée qui fait la morale. C’est l’inculture, la culture des ragots, le refus de savoir, le mépris du savoir, la stupidité qui confisque le savoir.
Notre ennemi, c’est la violence de l’indifférence, celle que nous subissons et celle que nous faisons subir. C’est tous les mensonges que nous fabriquons pour continuer de cacher nos lâchetés. Chacun pour soi, chacun dans son dégoût, sans rien attendre, sans rien espérer. Notre ennemi, c’est l’ennui, l’ennui de ne plus vouloir espérer, d’être incapable de rêver, consommer pour vivre, vivre pour consommer.
Notre ennemi, ce n’est pas la classe politique. Celle-ci n’est que le produit de notre système. Et notre système est incapable d’en produire de meilleure. Notre véritable ennemi, c’est le système. Nous avons mis en place un mécanisme de destruction systématique de nos ressources et de notre compétitivité. C’est celui de la « bétonisation » et l’appropriation de la mer que nous faisons passer pour de la croissance. C’est celui de la prédation des richesses par la dette que nous qualifions de création de richesses. C’est celui de la vente de nos talents pour l’achat de carburant que nous prenons pour de la production. C’est la destruction de nos montagnes, le dépérissement de nos institutions, le délabrement de nos infrastructures et la perte de notre identité parce que nous persistons à vouloir vivre au-dessus de nos moyens. C’est celui du transfert et la monopolisation des richesses, et le déclassement des citoyens que nous appelons progrès social. C’est celui de la violence conjuguée de l’illégalité des armes et de l’argent que nous appelons projet d’État. Et nous continuons à croire que nous sommes le centre du monde, que nous sommes les plus intelligents, que notre société déchiquetée en mille tribus, communautés, rites et religions, chacune renfermée sur ses fausses certitudes, est le symbole du pluralisme et de l’ouverture. En fait, notre véritable ennemi, c’est nous-mêmes.
Notre ennemi, ce n’est pas la classe politique. Notre ennemi, c’est la masse d’abrutis qui reconduit cette classe politique. Notre véritable ennemi, c’est la médiocrité qui s’installe partout, dans tous les domaines, à toutes les échelles. C’est cette culture d’autosuffisance intellectuelle, le parasitisme généralisé, celui de l’argent facile, de l’argent tout court, sans effort, sans travail, sans talent. Notre ennemi, c’est la marchandisation de tout. C’est l’arrogance des esprits stupides. C’est la frustration complexée qui fait la morale. C’est l’inculture, la culture des ragots, le refus de savoir, le mépris du savoir, la stupidité qui confisque le savoir. Notre ennemi, c’est la violence de l’indifférence, celle que nous subissons et celle que nous faisons subir. C’est tous les...
commentaires (1)

En plein dans la réalité, merci pour cette méditation!

Christiane Chammah Sahyoun

12 h 45, le 27 septembre 2013

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Commentaires (1)

  • En plein dans la réalité, merci pour cette méditation!

    Christiane Chammah Sahyoun

    12 h 45, le 27 septembre 2013

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