Rechercher
Rechercher

Économie

Reprise économique en zone euro

Quand Mario Draghi avait pris les rênes de la BCE, en novembre 2011, la zone euro venait de retomber en récession. Au vu des statistiques récentes portant sur l’activité (PIB du T2) et le climat des affaires (indices PMI du T3), la zone euro est en train de sortir de la récession. On aurait pu s’attendre à ce que le président de la BCE s’en réjouisse. Tout au contraire, ses déclarations récentes sont empreintes d’une grande prudence, soulignant que les signes de reprise sont encore fragiles. Sur le fond, ses réserves sont justes, mais la communication d’un gouverneur de Banque centrale ne se réduit pas à un exercice d’analyse économique. Il s’agit aussi d’orienter les anticipations des acteurs de l’économie. Dans ce cas précis, on peut imaginer que Mario Draghi envoyait deux messages. L’un adressé aux intervenants des marchés de capitaux pour leur dire qu’il ne faut pas craindre que la BCE normalise sa politique monétaire et, à plus forte raison, qu’elle la durcisse. La zone euro ne se trouve pas au même point du cycle économique que les États-Unis, et il n’y a donc pas lieu d’aligner, même avec quelques mois de décalage, la politique de la BCE sur celle de la Fed. L’autre message vise, on peut l’imaginer du moins, les responsables politiques européens. L’embellie économique signifie que les gouvernements ont moins de pression à mener des ajustements nécessaires (budget, réformes) mais coûteux en termes sociaux et politiques. La BCE veut s’assurer que le cap sera maintenu.
Pour évaluer les chances de voir la reprise économique se poursuivre en zone euro, nous comparons la situation présente avec la situation de 2011, quand l’économie était retombée en récession. Nous identifions des améliorations substantielles dans cinq domaines. La politique monétaire est beaucoup plus accommodante et va le rester. La politique budgétaire est un peu plus souple. Les déséquilibres extérieurs de la périphérie ont disparu. La situation des banques est bien moins toxique. Enfin, le cadre institutionnel s’est doté de moyens nouveaux qui permettent de prévenir les risques d’éclatement et la contagion des chocs. La reprise de 2011 a avorté, mais tout paraît en place pour que celle qui s’amorce aille jusqu’à son terme naturel.
Quand Mario Draghi avait pris les rênes de la BCE, en novembre 2011, la zone euro venait de retomber en récession. Au vu des statistiques récentes portant sur l’activité (PIB du T2) et le climat des affaires (indices PMI du T3), la zone euro est en train de sortir de la récession. On aurait pu s’attendre à ce que le président de la BCE s’en réjouisse. Tout au contraire, ses déclarations récentes sont empreintes d’une grande prudence, soulignant que les signes de reprise sont encore fragiles. Sur le fond, ses réserves sont justes, mais la communication d’un gouverneur de Banque centrale ne se réduit pas à un exercice d’analyse économique. Il s’agit aussi d’orienter les anticipations des acteurs de l’économie. Dans ce cas précis, on peut imaginer que Mario Draghi envoyait deux messages. L’un adressé aux...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut