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Moyen Orient et Monde

Brèves

Turquie
Des heurts entre policiers et manifestants dans plusieurs villes

La police turque est à nouveau intervenue dans plusieurs villes de Turquie avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau pour disperser des manifestations contre le gouvernement islamo-conservateur, ont rapporté hier les médias.
À Istanbul, les unités antiémeute sont entrées en action quand des centaines de manifestants ont dressé des barricades et y ont mis le feu à Kadiköy, un quartier fief de l’opposition, a affirmé la chaîne de télévision NTV. Les heurts sont survenus alors que des concerts en plein air pour réclamer « la justice, la liberté et la paix » avaient rassemblé dimanche après-midi plusieurs milliers de personnes selon l’agence de presse Dogan, précisant qu’une dizaine de personnes, dont le journaliste de la chaîne de télévision d’opposition IMC faisait partie, ont été interpellées par la police.
Des échauffourées ont également opposé jusque tard dans la nuit manifestants et policiers à Antakya, où la foule commémorait le décès d’Ahmet Atakan, un habitant de la ville âgé de 22 ans décédé le 9 septembre lors de heurts avec la police, a indiqué la chaîne de télévision CNN-Türk.

Yémen
Vers un accord sur la question du Sud ?

La conférence du dialogue national au Yémen était proche hier d’un accord sur la question épineuse du Sud, portant sur la constitution d’un État fédéral, selon des sources proches des délégués.
Un comité spécial de 16 membres, formé à parité de représentants nordistes et sudistes, était proche de la signature d’un accord préconisant « une solution équitable de la question sudiste de manière à préserver la sécurité et la stabilité du Yémen unifié, sur une base fédérale et démocratique », selon le texte obtenu. Mais l’ancien président Ali Abdallah Saleh, accusé par ses détracteurs de vouloir entraver le dialogue, a retiré hier ses deux représentants de ce comité, empêchant ainsi la signature de l’accord, selon les mêmes sources.

Bahreïn
Manama veut suspendre le Conseil des ulémas chiites

Le gouvernement bahreïni a annoncé hier avoir engagé une procédure judiciaire pour suspendre le Conseil islamique des ulémas, un organisme chiite, qu’il accuse d’activités politiques « sous couverture religieuse confessionnelle ».
Cette mesure intervient dans le cadre d’un durcissement de la politique gouvernementale contre l’activisme des chiites, majoritaires à Bahreïn et qui animent depuis plus de deux ans et demi un mouvement de contestation en vue d’une monarchie constitutionnelle. Dans un communiqué publié à Manama, le ministère de la Justice et des Affaires islamiques précise avoir porté plainte pour suspendre le Conseil islamique des ulémas et fermer son siège, soulignant que cet organisme, fondé en 2004, « est illégal car il a été créé en contravention de la Constitution et de la loi ». Le Conseil est notamment accusé d’avoir appelé à « la révolution », soutenu un groupe politique dissous et « qui prônait la violence » et s’être « ingéré dans des élections pour appuyer certains candidats », selon le communiqué.

Afghanistan
Ouverture des candidatures à la succession de Karzaï

Les prétendants à la présidentielle d’avril en Afghanistan pouvaient déposer depuis hier leur candidature, première étape d’un scrutin qui doit déterminer le successeur de Hamid Karzaï à la tête de l’État et fait figure de test pour ce pays en guerre depuis 12 ans. Les prétendants à sa succession pourront déposer leur candidature jusqu’au 6 octobre. Si aucun ne s’est encore officiellement déclaré, quelque « 29 » personnes ont déjà reçu les formulaires de candidature, a déclaré Noor Mohammad Noor, porte-parole de la Commission électorale indépendante, chargée de veiller au bon déroulement du scrutin.
Cette journée a toutefois été assombrie par la mort de la femme la plus gradée de la police du Helmand, province instable et fief taliban dans le sud du pays, qui avait été la cible dimanche de tirs par des hommes armés à moto.
TurquieDes heurts entre policiers et manifestants dans plusieurs villesLa police turque est à nouveau intervenue dans plusieurs villes de Turquie avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau pour disperser des manifestations contre le gouvernement islamo-conservateur, ont rapporté hier les médias.À Istanbul, les unités antiémeute sont entrées en action quand des centaines de manifestants ont dressé des barricades et y ont mis le feu à Kadiköy, un quartier fief de l’opposition, a affirmé la chaîne de télévision NTV. Les heurts sont survenus alors que des concerts en plein air pour réclamer « la justice, la liberté et la paix » avaient rassemblé dimanche après-midi plusieurs milliers de personnes selon l’agence de presse Dogan, précisant qu’une dizaine de personnes, dont le journaliste de la chaîne de...
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