- Ammar Houry, député de Beyrouth III et membre du bloc du Futur : « Le tiers de blocage est un concept étranger à notre environnement politique. Le Hezbollah et l’alliance à laquelle il appartient l’ont rebaptisé “tiers garant” . Le but est de permettre au Hezb de maîtriser les décisions importantes au sein du Conseil des ministres. Dès lors, la question qui se pose est la suivante : ce parti a-t-il obtenu l’approbation des deux tiers du Conseil des ministres pour entrer en guerre aux côtés du régime syrien à Qousseir et dans d’autres régions de Syrie ? Bien sûr que non. Cependant, le Hezbollah croit que tout ce qu’il fait est juste. Il faudrait qu’il sache qu’il ne pourra pas continuer à imposer son point de vue aux autres parties. »
- Mohammad Fneich, ministre d’État sortant (Hezbollah) pour le Développement administratif : « Le Liban, à l’ombre de la crise actuelle, a besoin d’un gouvernement d’union nationale. Certaines parties devraient se rendre compte de la difficulté de la situation et réfléchir à l’intérêt du pays. Il y a certes des désaccords fondamentaux entre nous et de nombreuses composantes politiques. Il ne faut pas que ces désaccords nous empêchent de nous entendre sur un minimum consistant à ne pas paralyser les institutions et sur la formation du gouvernement et la gestion du pays. Celui qui veut suivre la méthode réaliste et rationnelle et qui pense à l’intérêt du pays devrait adopter cette voie. »
- Cheikh Mohammad Yazbeck, représentant du guide iranien, l’imam Ali Khamenei, au Liban : « Nous ne sommes pas pour la sécurité privée, mais nous voulons un État qui veille sur la sécurité de son peuple. Voilà pourquoi nous réclamons un gouvernement qui assume ses responsabilités et pas un cabinet de tutelle. Il faut que les Libanais dialoguent entre eux dans l’intérêt du Liban. La résistance est là pour rester et ses armes sont là pour défendre le Liban et sa dignité. »
- Ahmad Fatfat, député de Denniyé (bloc du Futur) : « Le 14 Mars n’est pas en mesure d’assurer une couverture à l’intervention du Hezbollah dans la crise syrienne. Le courant du Futur n’a pas changé de position au sujet de la participation du Hezb au gouvernement. Le jour où il y aura un retour vers la déclaration de Baabda, ce jour-là le Futur changera de position. »
- Ibrahim Kanaan, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Il faut consolider l’état de la sécurité et former un gouvernement le plus tôt possible. Il faut aussi créer à l’intérieur un espace purement libanais échappant aux mots d’ordre de l’extérieur et en même temps, il faut faire en sorte qu’il n’y ait pas de retombées négatives sur les rapports entre Libanais, principalement entre sunnites et chiites. »
- Kassem Hachem, député de Hasbaya (bloc Berry) : « Nous sommes arrivés à un point où la présence d’un gouvernement capable est devenue nécessaire. Il est temps de mettre un terme aux veto et aux conditions suspectes. Ce pays appartient à tous ses fils et il n’est pas permis d’exclure une quelconque partie (du gouvernement). L’intérêt national exige que l’on mette au point très vite une formule de gouvernement de salut national auquel participeraient toutes les forces politiques essentielles, loin de toute politique vindicative et de tout diktat extérieur. »
- Adnane Mansour, ministre sortant des Affaires étrangères : « La crise gouvernementale au Liban n’est pas née d’hier et ce n’est pas la première fois que le Liban connaît ce genre de crise. S’ils le veulent, les Libanais sont en mesure de prendre par eux-mêmes la décision (de former un gouvernement) à l’écart de toute partie extérieure. Nous vivons aujourd’hui l’une des périodes les plus dangereuses de l’histoire contemporaine. Voilà pourquoi nous ne pouvons plus continuer au Liban sans gouvernement. »


"Tiers Garant" pour que le Liban soit dirige de Teheran.
11 h 21, le 10 septembre 2013