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Sport - Tennis - Us Open

Serena Williams, reine de New York

En soulevant son cinquième trophée à Flushing Meadows, quatorze ans après le premier, et son dix-septième dans un tournoi majeur, l’Américaine est devenue l’égale de Roger Federer.

La joie de Serena Williams après sa victoire. Elle a remporté deux tournois du grand chelem en deux finales cette saison, comme l’an dernier. À ce train-là, elle rejoindra l’Allemande Steffi Graf et ses 22 titres du grand chelem dans trois ans.     Joe Scarnici/AFP

La n° 1 mondiale Serena Williams a confirmé son statut de reine de New York en conservant dimanche son titre à l’US Open, mais Victoria Azarenka (n° 2) a mérité un petit bout de sa couronne pour sa pugnacité.
L’Américaine, victorieuse 7-5, 6-7 (6/8), 6-1, a été poussée dans ses retranchements par la Biélorusse, qui est revenue d’un double break de retard dans le deuxième set et qui a embarqué Williams dans une troisième manche après que celle-ci eut pourtant servi deux fois pour le gain du match.
Ce combat, rendu très compliqué par un vent sournois, a débouché sur la finale la plus longue de l’US Open (2h45) depuis l’apparition du chronomètre en 1980.
Pour la première fois du tournoi, Williams a dû gérer une vraie adversité : Azarenka lui a pris presque autant de jeux (14) que ses six adversaires précédentes combinées (16). Mais la Biélorusse a encore échoué en finale face à l’Américaine, un an après avoir été à deux points du titre.
« C’est encore une dure défaite pour moi, mais Serena a mérité la victoire, a dit la Biélorusse. J’ai mis tout mon cœur dans ce match, je peux garder la tête haute. J’ai perdu contre une grande championne. Serena sait comment gagner et comment le répéter. On a montré que le tennis féminin était très compétitif. »
Williams s’est imposée pour la 5e fois à Flushing Meadows (après 1999, 2002, 2008, 2012) et pour la 17e fois en tournoi du grand chelem, égalant le Suisse Roger Federer. Elle n’est plus qu’à une longueur de Chris Evert et Martina Navratilova (18) et à cinq de la recordwoman de l’ère Open, Steffi Graf (22).
« C’est un honneur d’être au même niveau qu’un grand champion comme Roger, a estimé Williams, félicitée par l’ancien président américain Bill Clinton après la rencontre. Mais je ne peux pas encore me comparer à Chrissy et Martina, car je ne suis pas encore à leur hauteur en termes de nombre de titres. »

« C’est scandaleux »
À bientôt 32 ans, l’Américaine est devenue la lauréate la plus âgée de l’US Open dans l’ère Open et semble bien partie pour engranger d’autres tournois du grand chelem, car sa soif de titres est loin d’être éteinte.
« J’étais presque déçue de ma saison, a confié Williams après le gain de son neuvième titre de la saison, un record pour elle. J’ai gagné Roland-Garros, mais je n’étais pas contente de ce que j’avais fait dans les deux autres grands chelems, surtout de ne même pas atteindre les quarts de finale (à Wimbledon, NDLR). Je me sens mieux maintenant avec un deuxième titre du grand chelem. »
Azarenka a été la plus tranchante dans le premier set, gérant mieux le vent que Williams, et s’est trouvée à deux points du set à 4-5. L’Américaine est néanmoins parvenue à se calmer et à faire le break à 5-5 pour prendre le set.
Williams a ensuite pris le large dans le deuxième set (4-1), mais Azarenka a refusé de mourir, jouant sa vie sur chaque balle. Mettant la pression sur le service de Williams par des jeux de retour de qualité, elle a deux fois empêché sa rivale, nerveuse et fébrile, de gagner le match sur son service, pourtant sa principale arme. Dans le tie-break, pendant que Williams faisait des gestes dans le vide pour se plaindre du vent, Azarenka restait concentrée.
« Dans le troisième set, je me suis dit que c’est scandaleux que je sois encore là à jouer après toutes ces occasions. J’ai repris mes esprits, je me suis calmée, et j’ai joué le tennis que je sais jouer, ce que je n’avais pas fait jusque-là », a souligné Williams, qui a réussi à servir crescendo, sortant même sa première balle la plus rapide du match dans le dernier jeu de la rencontre (202 km/h).
L’Américaine quitte New York avec un chèque rondelet de 3,6 millions de dollars, devenant la première joueuse à amasser 9 millions de dollars sur une saison. Seuls Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic l’ont déjà fait.
(Sources : agences)

Son « Oncle Sam »...

Serena Williams est devenue la première joueuse à dépasser les neuf millions de dollars de gains en une saison grâce au chèque de 3,6 millions qu’elle a touché pour sa victoire à l’US Open, mais son « Oncle Sam » va passer par là.
« Quelqu’un m’a dit que j’avais dépassé les 50 millions de dollars de gains en carrière, mais la moitié de cette somme va à mon Oncle Sam. Je l’aime. Je lui donne toujours la moitié de ce que je gagne », a plaisanté Williams en référence aux autorités fiscales américaines.
Dans l’histoire du tennis, seuls Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic (deux fois) ont déjà réussi à amasser au moins neuf millions de dollars sur une seule saison.
« Je ne joue pas au tennis pour l’argent mais pour l’amour du jeu, a expliqué Serena Williams après une question concernant ses gains. Je ne pensais pas à l’argent quand je grandissais à Compton (un quartier déshérité de Los Angeles, NDLR). Mon père nous a mises (Venus et elle) au tennis à cause de l’argent, mais j’étais naïve, je ne pensais pas à ça, je voulais juste gagner, faire comme Venus. »
« Mais je suis contente d’avoir l’occasion de gagner de telles sommes grâce à des pionnières comme Bille Jean King », a ajouté l’Américaine.

Les joueuses les plus titrées en grand chelem

Serena Williams a remporté à l’US Open son 17e titre du grand chelem, mais reste encore à 7 longueurs de l’Australienne Margaret Court :

1. Margaret Court (Aus) : 24 titres (11 dans l’ère Open)
2. Steffi Graf (All) : 22 (22)
3. Helen Wills-Moody (É-U) : 19 (0)
4. Chris Evert (É-U) : 18 (18)
. Martina Navratilova (É-U) : 18 (18)
6. Serena Williams (É-U) : 17 (17)
7. Billie Jean-King (É-U) : 12 (7)
8. Evonne Goolagong (Aus) 7 (7)
. Justine Henin (Bel) 7 (7)
. Venus Williams (É-U) 7 (7).
La n° 1 mondiale Serena Williams a confirmé son statut de reine de New York en conservant dimanche son titre à l’US Open, mais Victoria Azarenka (n° 2) a mérité un petit bout de sa couronne pour sa pugnacité.L’Américaine, victorieuse 7-5, 6-7 (6/8), 6-1, a été poussée dans ses retranchements par la Biélorusse, qui est revenue d’un double break de retard dans le deuxième set et qui a embarqué Williams dans une troisième manche après que celle-ci eut pourtant servi deux fois pour le gain du match.Ce combat, rendu très compliqué par un vent sournois, a débouché sur la finale la plus longue de l’US Open (2h45) depuis l’apparition du chronomètre en 1980.Pour la première fois du tournoi, Williams a dû gérer une vraie adversité : Azarenka lui a pris presque autant de jeux (14) que ses six adversaires...
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