"Vous devez vous attendre à tout" en cas d'attaque, a lancé Bachar al-Assad lors d'un entretien télévisé diffusé par CBS. "Le gouvernement (syrien) n'est pas le seul acteur dans la région. Il y a différentes parties, différentes factions, différentes idéologies", a-t-il ajouté, n'excluant pas l'emploi d'armes chimiques "si les rebelles, ou des terroristes dans la région, ou tout autre groupe, en possèdent": "Je ne suis pas devin, je ne peux pas vous dire ce qui va arriver".
Le président syrien a également appelé les élus américains -- qui doivent se prononcer sur une résolution autorisant des frappes en Syrie -- à "demander à l'administration ses preuves" sur l'attaque chimique du 21 août.
"Le monde entier est déçu par l'administration" Obama, a poursuivi Bachar al-Assad: "Nous espérions qu'elle serait différente de l'administration Bush".
"Dans cette affaire, Kerry n'a présenté aucune preuve", a estimé Assad. "Dans la zone où on dit que le gouvernement a utilisé des armes chimiques, nous n'avons que des vidéos et des allégations. Nous n'y étions pas. Nos forces, notre police ne pensent pas la même chose", a-t-il lancé: "Comment parler de quelque chose sans y avoir assisté? (...) Notre gouvernement ne parle que quand il a des preuves".
"Le Congrès (américain) va voter dans quelques jours, et je crois que le Congrès est élu par le peuple pour le représenter. Les élus devraient donc se demander: +Qu'apportent les guerres à l'Amérique?+ Rien", a ajouté le président syrien: "C'est une guerre qui va contre les intérêts de l'Amérique. Pourquoi? C'est une guerre qui va aboutir à soutenir Al-Qaïda et les gens qui ont tué des Américains le 11-Septembre".

