armée-peuple-résistance. Voilà pourquoi il n’est pas possible de mettre sur pied un gouvernement susceptible de satisfaire tout le monde. J’ai pitié de ceux qui se sont portés volontaires pour mettre au point des formules qui pourraient plaire au Hezbollah sans savoir réellement ce qui leur plaît. Or celui-ci joue sa dernière carte et s’est impliqué unilatéralement en Syrie. Ce qui se passe au Liban est son dernier souci. »
* Nazem el-Khoury, ministre sortant de l’Environnement et proche collaborateur du président de la République : « Ce qu’on sait à ce stade, c’est qu’il n’y a pas de facilitation du processus de formation du gouvernement. Or nous avons un besoin urgent d’avoir dès aujourd’hui un cabinet. Je souhaite que toutes les parties politiques prennent leurs responsabilités historiques à cet égard et qu’elles acceptent de faire des concessions pour le bien du peuple libanais. Personne aujourd’hui n’est en mesure de vaincre l’autre dans la formation de ce gouvernement. »
*Salim Salhab, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Tout le monde est aujourd’hui d’accord sur la nécessité de la mise en place d’un gouvernement national de rassemblement. »
*Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur : « L’attachement du Hezbollah au tiers de blocage et à la formule armée-peuple-résistance a remis les compteurs à zéro dans la question gouvernementale. Le Premier ministre désigné doit poursuivre ses consultations avec toutes les parties afin de former un cabinet dans les plus brefs délais. ».
* Alaeddine Terro, ministre PSP sortant des Déplacés : « Hélas, nous sommes aujourd’hui au Liban dans un état peu enviable. Nous avons un gouvernement démissionnaire qui expédie les affaires courantes et un Premier ministre désigné qui ne parvient pas à former un nouveau cabinet du fait des conditions de part et d’autre. Ce que nous demandons, c’est un gouvernement regroupant tout le monde, mais sans tiers de blocage et sans slogans dont le Liban serait incapable de supporter le poids. Nous sommes en faveur de la formule des “trois huit”, soit au total 24 ministres, et nous voulons que la déclaration ministérielle de ce gouvernement soit la déclaration de Baabda, ni plus ni moins. En échange, nous demandons (au 14 Mars) de permettre la tenue de réunions à la Chambre. »
* Bassem el-Chab, député de Beyrouth III (bloc du Futur) : « La position de Saad Hariri au sujet du gouvernement n’a pas changé. Ce qui est souhaitable, c’est un gouvernement homogène formé de professionnels démocrates et de haut niveau académique, capables d’affronter la crise sociale. Il est aussi souhaitable d’avoir un cabinet en mesure de protéger le Liban des vents qui soufflent sur la Syrie par le biais de la mise en œuvre de la déclaration de Baabda. »

