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Mostra de Venise

Duo d’amour virtuel dans le film futuriste de Terry Gilliam

Le réalisateur Terry Gilliam et l’actrice française Mélanie Thierry posent sur le tapis vénitien pour le film « The Zero Theorem ». Gabriel Bouys/AFP

L’ancien Monty Python Terry Gilliam se penche à nouveau sur le sens de la vie dans un film futuriste, The Zero Theorem, présenté hier à la Mostra de Venise, avec Mélanie Thierry en pétillante pin-up.
Situé dans un Londres futuriste où la réalité virtuelle est omniprésente, l’univers urbain peuplé d’écrans, de publicités et de personnages surréalistes, ce film n’est pourtant « pas la suite de Brazil (1984) », a prévenu Terry Gilliam, 72 ans, vêtu d’une tunique jaune et noire et très applaudi en conférence de presse. « Le futur est désormais réalité et nous sommes les prisonniers de ce futur, notre rapport aujourd’hui avec la réalité est virtuel », a-t-il dit.
The Zero Theorem raconte l’histoire de Qohen Leth (Christoph Waltz au crâne et aux sourcils rasés), mathématicien de génie, angoissé de l’informatique et des équations, qui vit reclus dans une chapelle brûlée en ruine dont il ne sort que pour aller travailler. La société dans laquelle il est employé est une immense usine à gaz où chaque poste de travail est une machine alimentée par l’énergie d’un vélo, dotée de « tubes de mémoire liquide ». Chargé par le directeur (Matt Damon) du projet fou Zero Theorem, Qohen cherche en vain à élucider le mystère de la vie et son sens profond, répétant constamment que « tout est égal à zéro ». Mais il va être perturbé dans cette recherche par l’intrusion de la sulfureuse et charmante Bainsley (Mélanie Thierry) et de Bob (Lucas Hedges), fils prodige du directeur. Lorsque Qohen expérimente le pouvoir de l’amour et du désir, il comprend la vraie raison de son existence...
L’auteur du cultissime Brazil, éternel outsider hollywoodien en raison de ses nombreux projets avortés, offre à Christoph Waltz (Inglourious Basterds, Carnage) un vrai rôle-performance aux côtés d’une Mélanie Thierry très convaincante dans son rôle de pin-up « thérapeute » sulfureuse et pleine de grâce aussi. Le duo joue aux côtés de Tilda Swinton, Ben Whishaw et David Thewlis, notamment.

Épée de Damoclès
Mélanie Thierry a expliqué devant la presse avoir eu « peu de temps pour se préparer à ce rôle qu’elle interprète en anglais, et avoir été surprise d’être choisie ». « Dès le début il m’est apparu très clairement que ce rôle devait être pétillant, comme un arc-en-ciel qui doit illuminer cet univers sombre », a-t-elle précisé.
Terry Gilliam avoue : « Je lui ai demandé d’essayer de mixer Marilyn Monroe et Judy Holliday. »
Les costumes (Carlo Poggioli), très colorés et où chaque détail a son importance, font voyager le spectateur dans le temps et dans l’espace. Une partie d’entre eux ont été fabriqués avec du tissu acheté en gros à Budapest, a dit Terry Gilliam. Le réalisateur, naturalisé britannique en 1968 et qui a renoncé à la nationalité américaine en 2006, a souligné que, comme dans Brazil, son film traitait des « grandes compagnies qui consument et consomment l’individu. Mais il ne dit rien car il a peur de perdre son travail ».
Le film, où les pizzas chantent avant d’être mangées et où hommes et femmes expérimentent l’amour virtuellement grâce à des combinaisons, s’interroge aussi sur les relations humaines et la manière dont nos sociétés communiquent... Mais la vraie « épée de Damoclès, c’est de savoir comment nous allons vivre avec ce nouveau monde auquel nous avons accès (...), comment nous allons comprendre les nouvelles technologies et où elles nous porteront », a-t-il ajouté.

(Source : AFP)

L’ancien Monty Python Terry Gilliam se penche à nouveau sur le sens de la vie dans un film futuriste, The Zero Theorem, présenté hier à la Mostra de Venise, avec Mélanie Thierry en pétillante pin-up.
Situé dans un Londres futuriste où la réalité virtuelle est omniprésente, l’univers urbain peuplé d’écrans, de publicités et de personnages surréalistes, ce film n’est...

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