Selon le président de la République, qui s'exprimait au côté du chef de l'opposition syrienne Ahmad al-Assi al-Jarba qu'il venait de recevoir, "tout doit être fait pour une solution politique mais elle ne viendra que si la coalition (de l'opposition) est capable d'apparaître comme une alternative avec la force nécessaire, notamment de son armée".
La communauté internationale doit être également "capable de marquer un coup d'arrêt" à "l'escalade de violence" en Syrie par une "réaction appropriée", a-t-il ajouté.
François Hollande, qui a raccompagné son hôte sur le perron de l'Elysée, a réaffirmé le "plein soutien de la France à l'opposition, seule représentante à nos yeux, et aux yeux d'une grande partie de la communauté internationale, du peuple syrien".
"La France apportera toute son aide politique, son soutien, comme nous le faisons depuis des mois mais également son aide humanitaire, matérielle", a-t-il assuré.
"Nous utiliserons l'appui que nous avons dans les pays du Golfe pour qu'il y ait cette organisation", a-t-il enchaîné.
Arabie saoudite et Qatar livrent des armes aux rebelles syriens. François Hollande n'a toutefois pas évoqué explicitement un soutien militaire de la France à la rébellion syrienne, qui réclame des armes antichars et antiaériennes pour faire face aux forces du régime.
Evoquant l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, Ahmad al-Jarba, qui préside la Coalition nationale syrienne, a lancé pour sa part: "ce crime ne doit pas rester impuni". Il a assuré qu'une "punition" serait infligée à Bachar al-Assad et "sa machine de mort".
Les plus commentés
Avion iranien : Kassem appelle le gouvernement à revenir sur sa décision, mais joue l'apaisement
Quand le Hezbollah creuse sa propre tombe
Avion iranien : la tenaille de tous les dangers