« Il n’existe aucun problème au niveau de mes relations avec l’Arabie saoudite, mais certaines parties libanaises ont donné l’impression que le général Aoun est contre le royaume qui aide pourtant le Liban à rester stable et à édifier une armée forte. Je comptais me rendre à Riyad en 2006, mais la visite avait été retardée. » Ils « étaient intervenus pour la court-circuiter. Elle a été reportée puis l’invitation a complètement disparu. Et pour cause : le document d’entente signé entre le CPL et le Hezbollah avait été considéré comme étant dirigé contre les sunnites », a expliqué Michel Aoun, en indiquant que son premier adversaire du courant du Futur était Saad Hariri.
Considérant ses relations avec ce dernier, il a fait état de points de vue divergents dans le passé. « Mais ce conflit est aujourd’hui terminé. Et si Saad Hariri revient au Liban, c’est parce qu’il est un leader politique et qu’il a une forte présence à ce niveau sur la scène locale », a-t-il ajouté, en indiquant qu’il peut aujourd’hui « jouer le rôle d’intermédiaire honnête entre les différentes parties ».
M. Aoun a de nouveau confirmé la présence d’un conflit avec le Hezbollah au sujet de plusieurs dossiers dont celui de l’intervention du parti chiite dans la guerre en Syrie. Selon lui, celle-ci repose sur « une initiative privée ». « Nous sommes contre toute intervention au-delà des frontières », a-t-il insisté. Il s’est prononcé en faveur de la démocratie en Syrie, mais il a affirmé redouter que les courants fondamentalistes qui participent aux combats aux côtés de l’opposition en Syrie ne se renforcent. « Leur pouvoir et leur présence en Syrie peut affecter sérieusement le Liban. Nous souhaitons la démocratie en Syrie, mais ne voulons pas d’une victoire des fondamentalistes », a-t-il insisté.


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron
LE GÉNÉRALISSIME S'ENGAGE SUR LA VOIE DU PARDON ! IL EN A QUAND MÊME LE " DON " ! ET LA DENT " !
16 h 20, le 20 août 2013