Shelly-Ann Fraser-Pryce lors du départ de la finale du 100 m féminin qu’elle a remporté avec le nouveau chrono record de 10’’71.
Lundi, Shelly-Ann Fraser-Pryce s’est imposée sur le 100 m avec l’art et la manière. Créditée d’un chrono de 10’’71, l’athlète jamaïcaine a explosé la meilleure performance de l’année qu’elle détenait en 10’’77. Cette performance et la facilité avec laquelle elle a dominé la finale de la distance reine ont fait émerger pas mal d’interrogations sur sa probité sportive. Stella Akakpo, sprinteuse de l’équipe de France, engagée sur le 100 m et le relais 4x100, n’a pas gardé sa langue dans sa poche. « Juste un mot : LOL cette finale. Je ne dirai rien de plus », a twitté l’athlète tricolore.
Très active sur son compte Twitter où elle poste régulièrement des photos des coulisses des Bleus, Akakpo a ajouté : « Certains se plaignent d’une finale pas trop relevée sur le 100 m . Vous ne pouvez pas vouloir du spectacle et une ligne clean, choisissez. » Le message est clair et sans équivoque. Sur le 100 m lundi soir, cinq coureuses ont réalisé un chrono en dessous des 11 secondes. Toutefois, Fraser-Pryce a devancé ses adversaires de 20 centièmes et a réalisé le onzième 100 m le plus rapide de l’histoire. Seules trois sprinteuses avaient fait mieux : Marion Jones, Carmelita Jeter et la détentrice du record du monde Florence Griffith-Joyner (10’’49). La prochaine rencontre entre les deux femmes, le relais 4x100 m, promet d’être assez explosif.

