Promu pas tout à fait comme les autres, Monaco a profité d’une intersaison idéale pour frapper le premier grand coup de la saison en L1 samedi à Bordeaux (2-0), avec une maîtrise et un enthousiasme prometteurs. Pascal Pavani/AFP
Et certains se demandaient si la mayonnaise allait prendre dès ce premier match...
Impressionnant collectivement, solide dans les duels et les impacts avec le duo défensif Abidal-Carvalho notamment, avec le poison Falcao devant : rien ne manque à cette ASM pour jouer le titre au Paris SG vu la maîtrise affichée.
À une semaine d’intervalle, Bordeaux a pu constater que l’intensité et l’emprise des joueurs du Rocher ont été sacrément supérieures à celle du PSG, qui avait eu toutes les peines du monde à remporter le Trophée des champions à Libreville.
Étonnamment bien en place, avec un pressing incessant, Monaco a largement dominé le dernier vainqueur de la Coupe de France avec un quatuor offensif donnant régulièrement le tournis.
On attendait les premiers pas de Falcao, acheté 60 millions d’euros à l’Atletico Madrid, son garde du corps attitré Marc Planus aussi.
Marquage tout-terrain, un peu d’âpreté en guise de bienvenue pour le Colombien qui dut dézoner pour toucher un peu plus le ballon et jouer le point d’appui qu’il a parfois manqué aux hommes de Ranieri.
À son actif, une frappe cadrée bien captée par Carrasso (39). À son détriment, une inspiration géniale de son compatriote Rodriguez qui, pourtant seul face au portier aquitain, remisait sur lui, mais l’ancien Madrilène n’avait pas senti le coup (37).
Rivière, premier artificier
Moins à l’aise et trouvé après la pause, Falcao eut le mérite de toujours y croire pour doubler la mise en renard des surfaces après s’être joué de Sané (87).
De quoi donner davantage de relief à une victoire qui devrait faire date et dont le premier artificier fut le revenant en L1 Emmanuel Rivière.
Sur un centre de Kurzawa, l’ancien Stéphanois se débarrassait de Planus d’un contrôle heureux avant de fusiller de près Carrasso (0-1, 82).
C’était une juste récompense pour les Monégasques, avec leurs virevoltants Ferreira-Carrasco et Ocampos, devant au nombre d’occasions avec deux tentatives du premier nommé (12) et de Rodriguez (28) sorties l’une avec bonheur, l’autre avec talent par Carrasso, ou celle d’Ocampos, qui léchait le poteau extérieur d’un portier bordelais cette fois bien battu (22).
Comme il l’avait prédit dans la semaine, l’entraîneur Claudio Ranieri se méfiait des contres girondins. À raison, la première mèche du premier acte faillit faire mouche avec Saivet pour une reprise au-dessus (5), comme la première au retour des vestiaires, avec toujours Saivet comme protagoniste et la même conclusion (53).
Pas de quoi inquiéter Subasic, alerté pour la première fois par Plasil, bien décalé par Obraniak, dont la frappe passa tout près de son poteau droit (76).
On pensait que la rentrée de Cheick Diabaté (64), l’homme du printemps girondin avec sa présence physique, allait donner davantage de « peps » aux Aquitains.
Le Malien crut bien réduire l’écart avant le temps additionnel, mais sa frappe était sortie sur sa ligne par un Carvalho vigilant (90).
(Sources : agences)
Les résultats
Montpellier-Paris SG 1-1
Bordeaux-Monaco 0-2
Évian/Thonon-Sochaux 1-1
Lille-Lorient 1-0
Lyon-Nice 4-0
Nantes-Bastia 2-0
Rennes-Reims 2-1
Valenciennes-Toulouse 3-0
Ajaccio-Saint-Étienne 0-1.


