Affaire DSK/Carlton : les juges excluent tout « libertinage »
OLJ /
le 08 août 2013 à 00h05
Les juges d’instruction, qui ont décidé le renvoi devant la justice française de Dominique Strauss-Kahn pour « proxénétisme aggravé » dans l’affaire dite du Carlton de Lille, excluent tout « libertinage » et parlent d’« abattage » dans leur ordonnance citée par Le Figaro hier. L’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a toujours affirmé ignorer que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il avait participé, notamment à Paris et Washington, étaient des prostituées rémunérées. Dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, les magistrats instructeurs notent au contraire « qu’il n’était nullement question de libertinage, mais d’“abattage” et de commandes de prestations ». DSK est décrit en « roi de la fête » qui « conservait la main sur la programmation des soirées, lesquelles ne s’organisaient qu’en fonction de ses disponibilités d’agenda », font encore valoir les magistrats. Les juges reprochent aussi à DSK la mise à disposition, pour ces soirées, d’un appartement dont il était « locataire de fait » : il aurait ainsi « accompli un acte matériel de proxénétisme ». Dans un communiqué diffusé le 26 juillet, M. Strauss-Kahn avait dénoncé une « instruction exclusivement à charge », même s’il « s’attendait à cette décision et se présentera donc sereinement devant le tribunal ». Le parquet, bien qu’ayant requis un non-lieu en faveur de DSK, a décidé de ne pas faire appel de son renvoi en correctionnelle et de treize autres mis en examen. Si la peine encourue aux assises est plus lourde qu’en correctionnelle, certains de ces mis en examen souhaitent aller devant un jury populaire qu’ils espèrent plus clément que des magistrats. (Source : AFP)
Les juges d’instruction, qui ont décidé le renvoi devant la justice française de Dominique Strauss-Kahn pour « proxénétisme aggravé » dans l’affaire dite du Carlton de Lille, excluent tout « libertinage » et parlent d’« abattage » dans leur ordonnance citée par Le Figaro hier.L’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a toujours affirmé ignorer que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il avait participé, notamment à Paris et Washington, étaient des prostituées rémunérées.Dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, les magistrats instructeurs notent au contraire « qu’il n’était nullement question de libertinage, mais d’“abattage” et de commandes de prestations ».DSK est décrit en « roi de la fête » qui « conservait la...
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