Ils ne viendront pas cet été à Beyrouth. La situation ne le permet pas. Leur décision est définitive, irrévocable. Longtemps, ils ont réfléchi, hésité, tergiversé, pesé le pour et le contre. Longtemps, ils ont espéré que les choses s’arrangent, que la situation se rétablisse, qu’elle retrouve un semblant de stabilité. Mais aucun signe positif à l’horizon qui leur donne le moindre prétexte pour franchir le pas. Ils avaient pourtant envie de connaître le pays du Cèdre, ces touristes européens, américains, japonais ou même chinois. Taquinés dans leur curiosité par des articles publiés, il y a quelques années, dans des magazines célèbres qui vantaient la douceur de vivre de la destination touristique du Moyen-Orient la plus en vogue. Ils rêvaient alors d’un brin de dépaysement à l’orientale, de visites historiques et archéologiques inoubliables, de longues marches à travers les sentiers de montagne, de bains de mer rafraîchissants dans la grande bleue, de mezzés nationaux aussi appétissants que variés, de soirées folles à Hamra ou à Jbeil... Mais la crise politico-sécuritaire, servie en boucle par les médias, a mis fin à leur envie de découverte. Même les plus téméraires d’entre eux se sont rétractés. Le Liban, ils le découvriront plus tard, lorsque la situation sera plus stable, promettent-ils. Une autre destination tout aussi touristique leur a déjà ouvert tout grand les bras. Alors, dans l’attente, et dans le creux de la vague, le pays tente de ne pas couler. Il survit grâce à la présence des expatriés, fidèles au rendez-vous, comme chaque année. Les crises ne leur font pas peur. Ils en ont traversé des dizaines. Peu enclins au découragement, ils sont même nombreux cet été, déterminés à revoir leurs proches et à retrouver leurs racines. Leur présence est si rassurante. Elle est attendue avec impatience. À moins, qu’à Dieu ne plaise, les choses ne se gâtent de nouveau !
Ils ne viendront pas cet été à Beyrouth. La situation ne le permet pas. Leur décision est définitive, irrévocable. Longtemps, ils ont réfléchi, hésité, tergiversé, pesé le pour et le contre. Longtemps, ils ont espéré que les choses s’arrangent, que la situation se rétablisse, qu’elle retrouve un semblant de stabilité. Mais aucun signe positif à l’horizon qui leur donne le moindre prétexte pour franchir le pas.Ils avaient pourtant envie de connaître le pays du Cèdre, ces touristes européens, américains, japonais ou même chinois. Taquinés dans leur curiosité par des articles publiés, il y a quelques années, dans des magazines célèbres qui vantaient la douceur de vivre de la destination touristique du Moyen-Orient la plus en vogue. Ils rêvaient alors d’un brin de dépaysement à l’orientale, de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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POUR PRENDRE conscience de ce qu'est réellement ce Pays aujourd'hui, ce n'est pas seulement du Késchék prédominant dans les menus libanais qu'il s'agit, mais de la souillure que la société libanaise Malsaine inflige au Sain libanais et qu'il tente malgré tout de nier au prix d'un effort colossal et surdimensionné. Cette société, précisément, il faut la décrypter, la déplier et la cisailler avec lucidité, dévastatrice perversité et attendrissante mélancolie même comme des grenades dégoupillées, avec des compliments se retournant comme des gants et des critiques piégées. De tout ceci immanquablement sourdra une énergie incompressible, des forces antagonistes qui façonnent des Libanais(h) et un Pays, et tout un appareil emberlificoté idéologico-légendaire fantasmagorique qui exalte et qui broie. Et, surtout, une spécificité libanaiiise qui est un perpétuel changement sans trêve, déstabilisateur ; un changement à l'échelle et à la vitesse de ce patelin : autant dire l' i m p e r m a n e n c e absolue comme tradition indigène malheureusement simili- exotique…. et durable !
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POUR PRENDRE conscience de ce qu'est réellement ce Pays aujourd'hui, ce n'est pas seulement du Késchék prédominant dans les menus libanais qu'il s'agit, mais de la souillure que la société libanaise Malsaine inflige au Sain libanais et qu'il tente malgré tout de nier au prix d'un effort colossal et surdimensionné. Cette société, précisément, il faut la décrypter, la déplier et la cisailler avec lucidité, dévastatrice perversité et attendrissante mélancolie même comme des grenades dégoupillées, avec des compliments se retournant comme des gants et des critiques piégées. De tout ceci immanquablement sourdra une énergie incompressible, des forces antagonistes qui façonnent des Libanais(h) et un Pays, et tout un appareil emberlificoté idéologico-légendaire fantasmagorique qui exalte et qui broie. Et, surtout, une spécificité libanaiiise qui est un perpétuel changement sans trêve, déstabilisateur ; un changement à l'échelle et à la vitesse de ce patelin : autant dire l' i m p e r m a n e n c e absolue comme tradition indigène malheureusement simili- exotique…. et durable !
POUR PRENDRE conscience de ce qu'est réellement ce Pays aujourd'hui, ce n'est pas seulement du Késchék prédominant dans les menus libanais qu'il s'agit, mais de la souillure que la société libanaise Malsaine inflige au Sain libanais et qu'il tente malgré tout de nier au prix d'un effort colossal et surdimensionné. Cette société, précisément, il faut la décrypter, la déplier et la cisailler avec lucidité, dévastatrice perversité et attendrissante mélancolie même comme des grenades dégoupillées, avec des compliments se retournant comme des gants et des critiques piégées. De tout ceci immanquablement sourdra une énergie incompressible, des forces antagonistes qui façonnent des Libanais(h) et un Pays, et tout un appareil emberlificoté idéologico-légendaire fantasmagorique qui exalte et qui broie. Et, surtout, une spécificité libanaiiise qui est un perpétuel changement sans trêve, déstabilisateur ; un changement à l'échelle et à la vitesse de ce patelin : autant dire l' i m p e r m a n e n c e absolue comme tradition indigène malheureusement simili- exotique…. et durable !
10 h 16, le 03 août 2013