Aamir Liaqat Hussain en pleine émission de ramadan à Karachi. Asif Hassan/AFP
L’indignation d’une partie des médias étrangers et de l’opinion publique l’a conduit à devoir défendre son concept accusé de franchir la ligne rouge dans l’unique dessein de grignoter des parts de marché.
« Ce n’est pas comme si les (futurs) parents venaient à l’émission et que nous leur donnions le bébé comme un prix. C’est stupide de dire “Qui veut gagner un bébé ?” » a-t-il plaidé en marge de son émission.
Mission caritative
Les deux couples passés jusqu’ici sur son plateau ont été soigneusement présélectionnés et choisis pour leur capacité à assumer leurs fonctions parentales, a-t-il expliqué, défendant son droit à trouver des foyers pour des bébés abandonnés dans un pays où l’adoption n’est pas réglementée.
Une association caritative associée à l’émission a justifié sa participation au prétexte de vouloir dissuader les femmes d’abandonner leurs enfants non désirés et les hommes de quitter leurs femmes infertiles. Ramzan Chhipan, président de l’association Chhipa Welfare, vient assurer : « Nous accordons l’adoption uniquement aux couples méritants. »
Un troisième enfant devrait être adopté dans les prochains jours, selon lui. Un des couples bénéficiaires a dit être marié depuis plus de 15 ans et confirmé avoir été auditionné par l’association qui l’a recontacté la veille de l’émission, lui demandant d’y participer.
« Je n’ai pas les mots pour dire notre bonheur. Il y avait un grand vide dans notre vie et il est comblé avec ce bébé », s’est réjoui le père, Said Zulfiqar Hussain, un policier de Karachi.
« Cet enfant est l’avenir du Pakistan », a confié sa mère Soreya Bilqees, qui rêve d’une carrière militaire pour sa fille. Le présentateur affirme montrer « le vrai visage de l’islam, aider les pauvres, écouter les pauvres ». « Les gens m’aiment, c’est pour cela qu’ils me regardent. À travers la télévision, nous diffusons un message de tolérance. »
(Source : AFP)

