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Économie - Liban - Conjoncture

La stagnation économique devrait se poursuivre, selon la BM

L’institution mondiale a attribué le ralentissement économique aux débordements de la crise syrienne au Liban et ses conséquences sur le secteur immobilier, la diminution du nombre de touristes et la perturbation des échanges commerciaux par voie terrestre.

La croissance du PIB a ralenti à 1,2 % au premier trimestre de l’année, selon les chiffres de la BM.

Dans son dernier rapport sur le Liban, la Banque mondiale (BM) a indiqué que l’activité économique demeurait faible pour le troisième trimestre consécutif, après des taux de croissance de moins de 2 % en 2011 et moins de 1 % en 2012. Pour cette année, la BM a prévu un taux d’environ 2 %. L’institution mondiale a attribué le ralentissement économique aux débordements de la crise syrienne au Liban et ses conséquences sur le secteur immobilier, la diminution du nombre de touristes et la perturbation des échanges commerciaux par voie terrestre. La Banque mondiale a ajouté que les débordements de la crise syrienne au Liban continuaient de réduire les chances de reprise pour le pays, touchant de plein fouet les moteurs de la croissance libanaise que sont le tourisme, l’immobilier et le commerce. Par ailleurs, la BM s’attend à ce que la faiblesse de l’activité économique accentue le taux de chômage, lequel a déjà passé la barre des 11 %.
Plus en détail, la croissance du PIB a ralenti à 1,2 % au premier trimestre de l’année, selon les chiffres de la BM, contre un taux de 2,6 % à la même période de 2011. En ce qui concerne le marché immobilier, lequel représente 13 % du PIB, il s’est fortement contracté depuis le début de 2011, a ajouté la BM. Par ailleurs, le ralentissement sur le marché de la propriété s’est poursuivi au premier trimestre de 2013.
La Banque mondiale a ajouté que le secteur touristique demeurait toujours intimement lié aux développements sécuritaires, le nombre de touristes ayant drastiquement diminué, en particulier après le boycott du Liban par les pays du Golfe. En effet, le nombre de touristes en provenance de cette région représentent habituellement plus de la moitié du nombre d’arrivées au Liban.
En parallèle, la Banque mondiale a considéré que la faiblesse de l’activité économique interne combinée à un déficit budgétaire qui s’élargit allait davantage restreindre les marges de manœuvre du gouvernement. Selon les chiffres de l’institution, le déficit aurait pratiquement doublé depuis 2011 et devrait se creuser, passant de 5,7 % du PIB en 2011 à 9,2 % du PIB en 2013, après la mise en place de mesures incluant une hausse significative des salaires et avantages du secteur privé. De son côté, la dette publique a augmenté de 5 milliards de dollars l’année dernière en raison de l’important besoin de financement du gouvernement. La BM a par ailleurs prévu que l’augmentation de la dette publique allait se poursuivre cette année, étant donné le rythme de l’accélération de cette dernière durant le premier trimestre, en comparaison avec la même période de l’an dernier. Cependant, la Banque mondiale a conclu en soulignant que les réserves en devises de la Banque du Liban (BDL) pouvaient toujours couvrir 17 mois d’importations et servir de « bouclier » en cas de récession.
Dans son dernier rapport sur le Liban, la Banque mondiale (BM) a indiqué que l’activité économique demeurait faible pour le troisième trimestre consécutif, après des taux de croissance de moins de 2 % en 2011 et moins de 1 % en 2012. Pour cette année, la BM a prévu un taux d’environ 2 %. L’institution mondiale a attribué le ralentissement économique aux débordements de la crise syrienne au Liban et ses conséquences sur le secteur immobilier, la diminution du nombre de touristes et la perturbation des échanges commerciaux par voie terrestre. La Banque mondiale a ajouté que les débordements de la crise syrienne au Liban continuaient de réduire les chances de reprise pour le pays, touchant de plein fouet les moteurs de la croissance libanaise que sont le tourisme, l’immobilier et le commerce. Par ailleurs, la BM...
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