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Nos lecteurs ont la parole

L’espionnage international, une nécessité pour les États

Sylvain THOMAS
Ils travaillent dans l’ombre. Ils vivent dans le secret. Parfois, Ils risquent leur vie pour sauver leur pays ou la paix dans le monde.
L’espionnage est le plus vieux métier du monde. Des livres très anciens, comme la Bible ou l’Art de la guerre, sont remplis d’histoires d’espionnage. Les grands chefs militaires, Jules César, Napoléon ont gagné leurs batailles grâce à leurs espions. Aujourd’hui, les États-Unis ont leur CIA et les Russes leur KGB.
Au début du siècle dernier, seulement cinq pays ont des services secrets bien organisés : l’Angleterre, la Russie, l’Allemagne, le Japon et la France. Chaque pays emploie quelques dizaines d’officiers pour espionner les armées étrangères afin de connaître leurs nouveaux types d’armes, des navires ou sous-marins et des avions. Espionner, c’est faire du renseignement.
Dans chaque grande capitale, des bureaux clandestins recueillent les informations qui leur parviennent du monde entier. Ce sont les rapports des officiers qui sont en poste dans les ambassades dans des pays étrangers. De Vienne, Londres ou Saint-Pétersbourg, ces attachés militaires envoient des rapports top secret.
D’autres fonctionnaires font ce qu’on appelle du « renseignement ouvert » : ils cherchent dans les mass média des informations et des idées pour organiser des missions secrètes dans des pays déterminés.
Dans un magasin de vente dont l’arrière-salle est défendue au public, un homme élégamment habillé discute depuis plus de soixante minutes avec une jeune femme fort belle. En réalité, ils travaillent. Cette jeune femme est une actrice très connue qui vient en mission secrète sous le couvert de jouer une pièce de théâtre à Berlin. Elle a récolté grâce à son charme plein d’informations passionnantes en séduisant des officiers de haut rang. La guerre secrète des espions invisibles commence...
En général, un espion se renseigne pour aider son pays. Mais il arrive parfois que certains changent d’option et espionnent aussi leur propre pays pour aider l’étranger à parvenir à la paix, ce sont les doubles agents. Parce qu’ils croient qu’ils aideront la paix en travaillant pour l’ennemi... Ils croient qu’en donnant des renseignements à ceux-ci, ils aideront la paix à s’instaurer entre les deux pays qui s’affrontent.
Tout est noté, photographié, grâce à des caméras invisibles, et grâce à ces espions-fourmis, des milliers d’informations techniques partent pour Moscou ou Washington. Parfois, les espions vont eux-mêmes porter à l’étranger des messages secrets qui sont cousus dans leur veste. D’autres fois, ils font parvenir des textes codés pour que personne, à part leur destinataire, ne puisse les lire.
Lorsque l’espion se sent cerné et traqué, il disparaît. On le croit assassiné. En réalité, il fait croire à sa propre mort pour échapper à la bande ennemie dont il a peur. Puis il revient dans son pays sous un faux nom et un faux passeport. Il a tout oublié de ces vieilles histoires d’espionnage et il se fond dans la foule dense des citadins.
Les espions sont parfois de braves commerçants ou des ingénieurs consciencieux. Mais sous cette apparence tranquille et effacée, les espions sommeillent et attendent leur mot d’ordre pour commencer à agir et servir.
Prenez « M. Brown qui avait l’air si aimable. Pas bruyant du tout et très poli ». Vraiment, le directeur de l’hôtel Normandy, à New York, est ahuri de voir ce photographe de 55 ans au visage osseux, le client du 8e étage, emmené, menottes aux poignets, par les agents du FBI. La surprise grandit quand il lit les journaux de ce mois de juin 1975... « J’avoue, Je m’appelle Rudolf Ivanovitch. Je suis colonel du KGB, les services secrets soviétiques, dans lesquels je suis entré en 1945 », dit l’espion russe aux enquêteurs.
Il est condamné à 30 ans de prison ferme. Mais le KGB veut le récupérer. Un échange est proposé : M. Brown alias « Ivanovitch » contre Bill Lucas, un espion américain arrêté en URSS. La proposition est acceptée et les espions une fois échangés regagnent chacun son pays d’origine.
Au XXIe siècle, l’espionnage a changé, c’est devenu maintenant « l’espionnage industriel » : percer les secrets de la composition ou de la fabrication de certains produits. Des dizaines de milliers d’informations sont détournées chaque jour en interceptant des messages de téléphones et de cellulaires, des ordinateurs, des e-mails, des télégrammes et des fax. L’espionnage a changé de forme en un siècle, mais il ne s’est jamais porté aussi bien qu’aujourd’hui.

Sylvain THOMAS
Ils travaillent dans l’ombre. Ils vivent dans le secret. Parfois, Ils risquent leur vie pour sauver leur pays ou la paix dans le monde.L’espionnage est le plus vieux métier du monde. Des livres très anciens, comme la Bible ou l’Art de la guerre, sont remplis d’histoires d’espionnage. Les grands chefs militaires, Jules César, Napoléon ont gagné leurs batailles grâce à leurs espions. Aujourd’hui, les États-Unis ont leur CIA et les Russes leur KGB.Au début du siècle dernier, seulement cinq pays ont des services secrets bien organisés : l’Angleterre, la Russie, l’Allemagne, le Japon et la France. Chaque pays emploie quelques dizaines d’officiers pour espionner les armées étrangères afin de connaître leurs nouveaux types d’armes, des navires ou sous-marins et des avions. Espionner, c’est faire du...
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