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Liban

Parlement : C’est encore une fois partie remise

« Je suis prêt à convoquer une cinquième, dixième, ou vingtième réunion s’il le faut. » C’est ce que le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier devant ses visiteurs, après avoir été contraint de lever les assises parlementaires qu’il avait convoquées, pour la troisième fois consécutive, faute de quorum.
Vingt-cinq députés seulement se sont présentés, place de l’Étoile, sans que ce boycottage de la séance ne crée la surprise, les positions du 14 Mars et du Courant patriotique libre n’ayant pas changé d’un iota par rapport à l’ordre du jour de la réunion, contesté par les deux groupes. Seul le député Ammar Houri est venu au Parlement, mais seulement pour réaffirmer l’opposition du 14 Mars à la tenue de telles assises en présence d’un gouvernement démissionnaire, et avec un ordre du jour fourni et important. Le CPL s’oppose comme on le sait au texte de loi portant report de la mise à la retraite des chefs des services de sécurité.
Ce sera donc partie remise. Loin de se déclarer vaincu, Nabih Berry a de nouveau convoqué la Chambre pour les 20 et 21 août prochain, mais sans donner le moindre signe sur une volonté quelconque de modifier quoi que ce soit à l’ordre du jour, composé de 45 points. Du moins, c’est ce qui ressort des déclarations faites, place de l’Étoile, par les députés du 8 Mars qui ont pris la parole, une fois l’ajournement annoncé. Tous sont tombés à bras raccourcis sur le 14 Mars, en lui faisant assumer la responsabilité du « blocage de la vie politique au Liban », en prenant soin de ne pas évoquer leur allié du CPL.
Selon le député Marwan Farès, le 14 Mars veut bloquer la vie politique « à des fins qu’il ne cache plus : empêcher les autres forces politiques de participer aux prises de décision et barrer la voie à la formation du gouvernement en imposant des conditions au Premier ministre désigné, Tammam Salam ».
Son collègue Nawar Sahili, qui a développé la même argumentation, a en outre accusé l’opposition d’« œuvrer pour provoquer un vide institutionnel très grave dans le pays ». Il a ensuite souligné que le président de la Chambre « adopte une position de principe, selon laquelle des concessions au détriment de la Constitution, des institutions et du pays sont hors de question ». Le député hezbollahi a exprimé l’espoir que les contacts « effectués dans les coulisses porteront leurs fruits d’ici au 20 août », mais en affirmant ne « pas se faire trop d’illusions à ce sujet, parce que c’est le statu quo qu’ils veulent ».
Dans le même temps, le ministre démissionnaire Alaeddine Terro, qui a évité de critiquer qui que ce soit, a expliqué à la presse que le bloc auquel il appartient, celui du chef du PSP, Walid Joumblatt, a voulu faire acte de présence au Parlement, sachant qu’il y aura un défaut de quorum, « parce qu’il rejette la paralysie de l’action des institutions, le blocage de la formation du gouvernement et le vide institutionnel qui risquent de plonger le pays dans l’inconnu ». Il a plaidé en faveur du dialogue, « comme premier pas vers une entente interlibanaise ».
Plus tard dans la journée, M. Berry a reçu l’ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, pour un tour d’horizon de la situation en Syrie et dans la région. Il s’est aussi entretenu avec les deux bâtonniers de Beyrouth, Nohad Jabre, et de Tripoli, Michel Khoury.
« Je suis prêt à convoquer une cinquième, dixième, ou vingtième réunion s’il le faut. » C’est ce que le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier devant ses visiteurs, après avoir été contraint de lever les assises parlementaires qu’il avait convoquées, pour la troisième fois consécutive, faute de quorum.Vingt-cinq députés seulement se sont présentés, place de l’Étoile, sans que ce boycottage de la séance ne crée la surprise, les positions du 14 Mars et du Courant patriotique libre n’ayant pas changé d’un iota par rapport à l’ordre du jour de la réunion, contesté par les deux groupes. Seul le député Ammar Houri est venu au Parlement, mais seulement pour réaffirmer l’opposition du 14 Mars à la tenue de telles assises en présence d’un gouvernement démissionnaire, et avec un...
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