La Serbie est choquée par une sordide affaire de possible trafic de bébés alors que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a exigé de Belgrade de faire toute la lumière sur ce scandale, dont les débuts remontent à l’époque de la Yougoslavie communiste. Pour des milliers de parents angoissés, convaincus jusqu’à la preuve du contraire d’être les victimes d’un trafic de bébés, ce verdict représente une lueur d’espoir. D’innombrables témoignages recueillis depuis que le scandale a éclaté au début des années 2000 font état d’un scénario similaire : les autorités hospitalières annoncent aux parents que leur bébé est mort, sans leur montrer le corps, et qu’elles vont organiser l’inhumation. Mais, dans les cimetières, aucune trace des nouveaux-nés prétendument décédés et enterrés. « Nous sommes face à un réseau criminel organisé et l’État ne fait rien pour nous aider », confie Mirjana Novokmet, une femme qui fait partie d’un groupe de parents qui, depuis douze ans, fait pression sur les autorités de Belgrade afin d’établir la vérité. « À nos yeux, l’existence de ce réseau est confirmée par le fait qu’il y a un même modus operandi dans différents hôpitaux, différentes villes et à des époques différentes », enchaîne Goran, un membre de ce collectif. Les parents jouissent du soutien inconditionnel du commissaire pour les informations d’importance publique, Rodoljub Sabic, qui considère le verdict de Strasbourg comme une conséquence logique de l’incapacité des autorités serbes à fournir des informations crédibles aux parents. En 2006, suite aux pressions des parents, le Parlement serbe a mis en place une commission d’enquête. Zivodarka Dacin, la présidente de cette commission dont le rapport a été approuvé à l’unanimité par les élus, précise que ce document a, en grande mesure, confirmé les soupçons des parents.
La Serbie est choquée par une sordide affaire de possible trafic de bébés alors que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a exigé de Belgrade de faire toute la lumière sur ce scandale, dont les débuts remontent à l’époque de la Yougoslavie communiste. Pour des milliers de parents angoissés, convaincus jusqu’à la preuve du contraire d’être les victimes d’un trafic de bébés, ce verdict représente une lueur d’espoir. D’innombrables témoignages recueillis depuis que le scandale a éclaté au début des années 2000 font état d’un scénario similaire : les autorités hospitalières annoncent aux parents que leur bébé est mort, sans leur montrer le corps, et qu’elles vont organiser l’inhumation. Mais, dans les cimetières, aucune trace des nouveaux-nés prétendument décédés et...
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