"Nous espérons que les discussions débutent la semaine prochaine, probablement mardi, mais tout n'a pas été réglé à 100%", a affirmé M. Shalom lors d'une conférence de presse à Jéricho, près de Jérusalem, à l'occasion de l'inauguration d'un parc industriel.
"S'il n'y a pas d'incident de dernière minute comme cela a eu lieu dans le passé, je crois qu'il y a de bonnes chances pour que les discussions reprennent la semaine prochaine à Washington", a ajouté le ministre.
Cité par la radio publique, M. Shalom a affirmé qu'il ne croyait pas à un "scénario au terme duquel les Palestiniens refuseraient de reprendre les négociations". "Une telle attidude reviendrait à infliger un camouflet à John Kerry", le secrétaire d'État américain, a-t-il estimé.
Par ailleurs, la radio a indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à l'approche de la reprise des négociations, allait présenter "d'urgence" un projet de loi sur la tenue d'un référendum, devant le conseil des ministres dimanche.
M. Netanyahu veut organiser ce scrutin si un accord de paix est conclu avec les Palestiniens mais aussi au cas où il déciderait de procéder à un retrait unilatéral en Cisjordanie comme l'avait fait Ariel Sharon en 2005 pour la bande de Gaza évacuée sans négociation avec les Palestiniens.
M. Netanyahu espère ainsi rassurer les durs de sa majorité, hostiles à la moindre concession territoriale en faveur des Palestiniens.
A l'issue de son sixième voyage dans la région, le secrétaire d'État américain John Kerry a annoncé la semaine dernière un accord pour une reprise des pourparlers de paix entre Palestiniens et Israéliens.
La Maison Blanche a évoqué lundi une reprise des discussions "dans les prochaines semaines" à Washington et exprimé son "optimisme très prudent" sur les chances de succès de ce nouveau processus.
M. Shalom a participé à l'inauguration d'une zone industrielle à Jéricho créée dans le cadre d'une coopération entre Israël, l'Autorité palestinienne, la Jordanie et le Japon, qui a fourni la majeure partie des 200 millions de dollars investis dans le projet.

