Environ 2 000 manifestants ont bloqué une trentaine de députés et trois ministres au Parlement pendant neuf heures à l’issue d’une réunion de commissions sur une révision du budget mardi en fin d’après-midi. Une première tentative d’évacuation par un car de la police a échoué mardi soir, provoquant des accrochages, qui ont fait une vingtaine de blessés, dont cinq policiers. Le siège du Parlement n’ayant été levé que tôt dans la matinée d’hier, la réunion du Parlement prévue aujourd’hui a été annulée.
Le président Rossen Plevneliev, issu du parti conservateur Gerb, a appelé hier à « préserver le caractère tolérant des protestations. Il n’existe pas d’objectif qui justifie la violence », a-t-il souligné, appelant les partis présents au Parlement à « chercher des voies pour surmonter la situation difficile ».
Sur les réseaux sociaux, les manifestants appelaient à se réunir encore plus nombreux, « mères, enfants, grands-parents », pour « montrer que nous n’avons pas peur » et « que nous voulons un État européen normal ».
Toutefois, les socialistes, soutenant le gouvernement, ont rejeté la demande d’élections anticipées. « Des élections immédiates reproduiront le statu quo au Parlement », a affirmé le chef de file des socialistes, Serguei Stanichev, refusant de céder aux appels. Mais des voix dissonantes se sont élevées au sein même des socialistes : « Il faut de nouvelles élections pour permettre un débat » sur l’avenir du pays, a écrit le député européen socialiste et ex-ministre des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfin. Et les deux principaux syndicats, KNSB et Podkrepa, se sont joints hier à la demande d’élections anticipées.
(Source : AFP)

