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Liban

Aoun : Nous vivons au sein d’une république d’escargots

Le général Michel Aoun, chef du bloc du Changement et de la Réforme, a indiqué hier que « l’alternance doit être appliquée au début du mandat du Parlement pour que le ministre ait la possibilité d’élaborer ses projets, surtout que la formation du gouvernement se fait très lente, et que nous vivons dans une république d’escargots ».
Le député du Kesrouan s’est interrogé au terme de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire à propos des mesures prises par les services de sécurité face à la présence du Front al-Nosra au Liban. « Quand nous avons soulevé la question des déplacés et les répercussions sécuritaires, identitaires et politiques après l’entrée de ceux-ci au pays, nous avons été accusés de racisme. Mais allons-nous aujourd’hui nous asseoir sur une poudrière ? » a ajouté Michel Aoun, qui a en outre estimé que « le gouvernement Mikati n’est pas démissionnaire en ce qui concerne les affaires importantes ». Il a de même accusé tous ceux qui empêchent la tenue de la séance plénière du Parlement destinée à nommer un nouveau commandant en chef de l’armée de « comploteurs ».
Le député Aoun s’est aussi prononcé sur la question de l’adoption d’une loi concernant le mazout vert et le gaz, estimant qu’« il s’agit d’un crime si cette loi n’était pas adoptée, puisqu’elle contribuera à diviser par deux les dépenses des citoyens ».
Sur un autre plan, et à propos des incidents sécuritaires et leur lien avec l’intervention du Hezbollah en Syrie, Michel Aoun a fait valoir que « les travaux de sabotage ont toujours existé au Liban, bien avant l’ingérence du Hezbollah en Syrie ».

Rencontre inopinée entre Aoun et Nasrallah
Michel Aoun avait rencontré lundi le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tard dans la nuit. Selon des sources proches du parti chiite citées par l’agence al-Markaziya, la tenue de cette réunion a requis une semaine de préparations et de contacts. Cette rencontre avait pour but de gérer le différend entre les deux parties, notamment en ce qui concerne la prorogation du mandat du Parlement et des chefs de sécurité. Toujours selon ces sources proches du parti, le député Aoun aurait réitéré son refus de proroger le mandat du commandant de l’armée, Jean Khawagi, auquel Hassan Nasrallah serait en revanche attaché, jugeant que le général Khawagi a réussi avec sagesse à faire épargner au pays la discorde lors des incidents de Abra. Par ailleurs, les deux hommes ont consacré leur accord autour du refus de la prorogation du mandat du président de la République, Michel Sleiman.
« Le différend entre les deux parties ne signifie pas une destruction de l’alliance entre eux, car toutes les deux profitent de cet accord, a rapporté une source proche du Hezbollah. Le Hezb a profité de cette alliance en ce qui concerne la Résistance, et le général Aoun a pu acquérir un important butin politique, notamment une large représentation au sein du cabinet Mikati. »
La crise syrienne était aussi au cœur de l’entretien entre Michel Aoun et Hassan Nasrallah, ce dernier « comprenant les positions du général contre l’intervention du Hezb en Syrie, puisqu’il estime qu’elle a eu des répercussions importantes pour le CPL dans les milieux chrétiens ». Les deux parties se sont aussi mises d’accord sur la nécessité que le 8 Mars soit représenté à sa juste valeur au sein du nouveau cabinet, et particulièrement le Hezbollah, sans lequel le CPL ne participerait pas au gouvernement.
Le général Michel Aoun, chef du bloc du Changement et de la Réforme, a indiqué hier que « l’alternance doit être appliquée au début du mandat du Parlement pour que le ministre ait la possibilité d’élaborer ses projets, surtout que la formation du gouvernement se fait très lente, et que nous vivons dans une république d’escargots ».Le député du Kesrouan s’est interrogé au terme de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire à propos des mesures prises par les services de sécurité face à la présence du Front al-Nosra au Liban. « Quand nous avons soulevé la question des déplacés et les répercussions sécuritaires, identitaires et politiques après l’entrée de ceux-ci au pays, nous avons été accusés de racisme. Mais allons-nous aujourd’hui nous asseoir sur une poudrière ? » a ajouté...
commentaires (7)

Ou, quand des "Crapauds" veulent paraitre aussi Grossiers et Gros que des "Bœufs".... Uffft(éh) !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 35, le 18 juillet 2013

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Commentaires (7)

  • Ou, quand des "Crapauds" veulent paraitre aussi Grossiers et Gros que des "Bœufs".... Uffft(éh) !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 35, le 18 juillet 2013

  • LES ESCARGOTS, RÉVOLTÉS PAR CETTE COMPARAISON INDIGNE DE LEUR CLASSE, VONT SORTIR DE TERRE, EN PLEIN ÉTÉ, ET MANIFESTER CONTRE "CES VERS BANANIERS" AUXQUELS ON LES COMPARE...

    SAKR LOUBNAN

    09 h 23, le 18 juillet 2013

  • Autrement dit, Hassan Nasrallah vient de nous faire part du fait que le CPL a perdu sa base et que par conséquent le Hezbollah sait pertinemment bien que le 8 Mars perdrait les élections s'il y en avaient. Pire, les partis du 14 Mars n'aurait même plus besoin de Joumblatt pour former un gouvernement et aller de l'avant! Alors que ceux qui prêchent de la désinformation a longueurs d'articles ridicules écoutent leur mentor reconnaître les faits du terrain. Ils apprendrons peut être certaines vérités et comment analyser correctement les infos reçues!?

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 30, le 17 juillet 2013

  • Génial Mon Général....! Je remarque donc , en toute modestie..., que les cocus sont ceux qui portent les cornes...! et ceux qui mangent les bananes jaunes de la république sont les chanceux....

    M.V.

    12 h 24, le 17 juillet 2013

  • IL A RAISON SUR CERTAINES CHOSES COMME IL N'A PAS RAISON SUR D'AUTRES !

    SAKR LOUBNAN

    09 h 06, le 17 juillet 2013

  • "Hassan Nasrallah comprend les positions du général Aoun contre l'intervention du Hezbollah en Syrie, puisqu'il estime qu'elle a des répercussions importantes pour le CPL dans les milieux chrétiens". Bien dit par l'agence al-Markaziya. En fait la dérive du Hezbollah par sa guerre en Syrie, qui précipite le Liban en enfer, est une dose létale que ni le général Aoun ni les partisans du CPL ne peuvent avaler et à laquelle donc le général ne peut absolument pas donner sa couverture comme pour les autres dérives. Dans cette logique, le général sait bien que c'est son allié, le Hezbollah, qui attire fatalement le front al-Nosra et consorts au Liban, en réponse à sa participation à la guerre en Syrie.

    Halim Abou Chacra

    07 h 11, le 17 juillet 2013

  • Je n’ai pas la télévision pour savourer ce genre de déclaration, pour en rire ou en pleurer. ""Nous vivons au sein d’une république d’escargots"", n’est-ce pas !!!

    Charles Fayad

    02 h 02, le 17 juillet 2013

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