À l’issue de la réunion, M. Kanaan a indiqué que la sous-commission avait pris en considération les propositions étatiques ainsi que les revendications des syndicats et des représentants de l’armée. « Nous étudions le projet de loi de la grille des salaires point par point car ce ne sont pas uniquement des chiffres mais un sujet sensible qui concerne les fonctionnaires », a souligné M. Kanaan, qui a tenu à mettre en avant le fait « qu’il n’y a pas de compromis mais des experts qui se penchent sur tous les volets de cette hausse en y étudiant les moindres détails ».
M. Kanaan a en outre demandé au gouvernement qu’il lui soumette le coût total détaillé du rééchelonnement de la grille des salaires, un coût qui avoisinerait les 1,2 million de dollars, selon les chiffres présentés par le directeur général du ministère des Finances Alain Bifani. « Nous demandons au ministère des Finances de nous envoyer les détails officiels lundi prochain », a précisé Ibrahim Kanaan.
Il a en outre mis l’accent sur l’importance d’obtenir tous les détails relatifs aux revenus de l’État et les taxes qui seront imposées aux citoyens suite à la hausse éventuelle de leurs salaires.
« Nous avons également demandé au gouvernement plusieurs réformes avant de procéder à la mise en application de la grille », a opiné M. Kanaan. En ce qui concerne les inquiétudes des instances économiques quant au poids que le rééchelonnement portera sur l’économie libanaise, le député a demandé aux représentants des organismes économiques de soumettre leurs remarques détaillées quant à ce projet, notamment les coûts que cette hausse aura sur l’économie.
« Le déficit est de l’ordre de 9,2 % du PIB », a rappelé M. Kanaan, qui a insisté sur l’importance de mettre en place des réformes avant de se lancer dans l’application de la hausse des salaires, ajoutant que la sous-commission œuvrait en faveur des droits sociaux des citoyens.


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