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Moyen Orient et Monde - Attentats De Boston

Djokhar Tsarnaev plaide non coupable

Liz Norden, mère de deux fils de 33 et 32 ans qui ont dû être amputés chacun d’une jambe, s’est fait un devoir d’être présente hier. Brian Snyder/Reuters

Djokhar Tsarnaev, l’adolescent accusé du double attentat du marathon de Boston en avril dernier, a plaidé non coupable hier lors de sa première comparution au tribunal fédéral de la ville.
« Non coupable », a répété à plusieurs reprises d’une voix grave Tsarnaev, 19 ans, en tenue de prisonnier orange, pieds et mains entravés, tignasse toujours aussi indisciplinée, alors qu’on lui lisait les chefs d’accusation retenus contre lui dont 17 sont passibles de la peine de mort. La salle d’audience était comble, remplie de familles des victimes du double attentat qui avait fait trois morts et 264 blessés le 15 avril.
L’audience, dite d’« arraignment », a duré sept minutes. Elle a permis de signifier au jeune musulman d’origine tchétchène les 30 chefs d’accusation retenus contre lui et d’enregistrer sa déclaration de « non coupable ». Le procès n’est pas attendu avant de longs mois.
Le jeune étudiant est accusé d’avoir perpétré ces attentats avec son frère aîné Tamerlan, 26 ans, tué lors d’une confrontation avec la police le 18 avril, quelques heures après que la police eut diffusé leurs photos. Djokhar Tsarnaev, naturalisé américain l’an dernier, avait été arrêté le 19 avril, grièvement blessé, caché dans un bateau entreposé dans un jardin en banlieue de Boston.
Sur une paroi du bateau, l’adolescent, qui vivait depuis dix ans dans la région de Boston et y semblait bien intégré, avait écrit ce qui ressemble une explication. « Le gouvernement américain tue nos civils innocents. Je ne peux pas supporter de voir ce mal rester impuni. Nous, musulmans, sommes un seul corps, vous faites du mal à l’un de nous, vous nous faites du mal à tous. Je n’aime pas tuer des civils innocents. L’islam l’interdit (...) mais arrêtez de tuer nos innocents et nous arrêterons », y avait écrit Tsarnaev, qui est également accusé du meurtre d’un policier le 18 avril au soir.
Sous le coup de 30 chefs d’accusation, dont ceux d’ « utilisation d’une arme de destruction massive ayant causé la mort » et « attentat dans un lieu public ayant causé la mort » il risque la peine de mort.
Toutes les victimes avaient été prévenues de l’audience d’hier, la première où elles pouvaient entrevoir l’accusé. Certaines ont préféré ne pas s’y rendre. D’autres, comme Liz Norden, mère de deux fils de 33 et 32 ans qui ont dû être amputés chacun d’une jambe, s’étaient fait un devoir d’être là. « Je veux savoir pourquoi, avait-elle expliqué. Je ne comprends pas comment on peut vivre dans ce pays et penser ainsi. »
Une poignée de personnes soutenant l’accusé étaient également présentes, affirmant son innocence. « J’ai fait ma propre enquête, pour moi c’est une manipulation du FBI », expliquait Duke Latouf, venu spécialement de Las Vegas. « Je ne vois pas de preuve », ajoutait aussi Karina Figueroa, venue de New York, avec deux petites affiches dont l’une appellant à innocenter Djokhar.
La sécurité a été renforcée pour l’occasion. Certains journalistes étaient arrivés plus de 6 heures à l’avance pour être sûrs d’entrer dans la petite salle d’audience au 5e étage.
(Sources : agences)
Djokhar Tsarnaev, l’adolescent accusé du double attentat du marathon de Boston en avril dernier, a plaidé non coupable hier lors de sa première comparution au tribunal fédéral de la ville.« Non coupable », a répété à plusieurs reprises d’une voix grave Tsarnaev, 19 ans, en tenue de prisonnier orange, pieds et mains entravés, tignasse toujours aussi indisciplinée, alors qu’on lui lisait les chefs d’accusation retenus contre lui dont 17 sont passibles de la peine de mort. La salle d’audience était comble, remplie de familles des victimes du double attentat qui avait fait trois morts et 264 blessés le 15 avril.L’audience, dite d’« arraignment », a duré sept minutes. Elle a permis de signifier au jeune musulman d’origine tchétchène les 30 chefs d’accusation retenus contre lui et d’enregistrer sa...
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