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Liban

Des craintes en série pour Joumblatt

Prenant le contre-pied du courant du Futur, qui a lancé à partir de Saïda la campagne « Halte à la peur », le chef druze Walid Joumblatt a décidé de « brandir le slogan de la crainte et de la vigilance », avant d’énumérer toutes les sources de craintes.
Dans son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe du Parti socialiste progessiste, M. Joumblatt a critiqué la façon de faire du courant du Futur, sans épargner pour autant ses rivaux politiques, notamment le Hezbollah. « Contrairement au slogan brandi « Halte à la peur », nous préférons brandir celui de la crainte et de la vigilance, parce que celui qui ne craint pas pour l’avenir du Liban à cause des défis croissants qui l’entourent est irrationnel et irresponsable. Si certains, parmi les (deux) parties au conflit, prennent plaisir, sans aucune précaution, aux jeux du bord du gouffre, nous annonçons franchement que nous sommes inquiets », a-t-il affirmé, avant de mettre en garde contre « un vide qui risque de s’étendre à toutes les institutions de l’État et notamment à l’armée.
M. Joumblatt a critiqué dans ce contexte « certains arrogants au sein du bureau de la Chambre qui sont revenus sur l’accord relatif à l’ordre du jour de la réunion parlementaire (convoquée par M. Nabih Berry et contestée par plusieurs parties politiques), dont un des principaux articles se rapporte à la prorogation des mandats du commandant en chef et du chef d’état-major de l’armée » . « Ces personnes ne se soucient pas de l’état-major parce qu’elles planent haut dans les sphères supérieures, en distribuant à droite et à gauche des théories politiques sur les raisons pour lesquelles il faut rejeter la peur, comme si elles voulaient sanctionner le commandant en chef et le chef d’état-major de l’armée pour le rôle assumé par les forces régulières au niveau de la préservation de la sécurité et de la stabilité », a poursuivi le chef du PSP, qui a mis en garde contre « la poursuite des provocations contre l’armée, la déformation de ses réalisations qualitatives à Abra et l’insistance pour l’ouverture d’une enquête au sujet d’abus mortels commis, certes condamnables, mais réglés » . « Les mesures qui s’imposent ont été prises contre les contrevenants. Que faut-il faire de plus ? » s’est-il indigné, avant de souligner les craintes suscitées par les surenchères « politiques et populistes visant à dissocier Saïda de son passé glorieux de résistance contre Israël ».
Dans ce contexte, il a affirmé redouter que « le courant extrémiste ne se développe et ne s’étende au détriment du courant modéré et que la raison arabe ne devienne prisonnière de celle, malade, d’Assir ». Mais dans le même temps, M. Joumblatt a dit redouter tout autant une « déviation des armes de la Résistance qui oubliera l’existence de l’ennemi israélien et le danger qu’il représente » . « Nous craignons que l’implication directe (du Hezbollah) en Syrie n’érode ses réalisations (...) à cause d’un ordre d’opérations provenant de l’étranger et d’un enlisement dans une spirale infinie de violence pour défendre un régime injuste et despote, sans se soucier d’entraîner dans la foulée la communauté chiite dans un conflit dans lequel elle n’a rien à voir », a-t-il ajouté.
M. Joumblatt a ensuite fait part de ses craintes quant à une discorde, « politique et communautaire, quelle que soit son origine, parce qu’elle risque de pousser les Libanais à s’entre-tuer de nouveau », ainsi qu’à un prolongement du vide au niveau de l’exécutif « à cause des conditions rédhibitoires posées par les deux parties et du refus de chacune d’elles de faire des concessions, aussi minimes soient-elles ».
Il s’est arrêté sur les risques qu’entraîne l’exacerbation des problèmes économiques et sociaux, ainsi que le flux de réfugiés syriens au Liban et la prolongation de la guerre en Syrie. « Les craintes suscitées par tous ces facteurs sont tout à fait légitimes. Ceux qui ne les redoutent pas sont pour le moins qu’on puisse dire irréfléchis et inconscients des dangers qu’ils recèlent », a conclu le chef du PSP.
Prenant le contre-pied du courant du Futur, qui a lancé à partir de Saïda la campagne « Halte à la peur », le chef druze Walid Joumblatt a décidé de « brandir le slogan de la crainte et de la vigilance », avant d’énumérer toutes les sources de craintes.Dans son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe du Parti socialiste progessiste, M. Joumblatt a critiqué la façon de faire du courant du Futur, sans épargner pour autant ses rivaux politiques, notamment le Hezbollah. « Contrairement au slogan brandi « Halte à la peur », nous préférons brandir celui de la crainte et de la vigilance, parce que celui qui ne craint pas pour l’avenir du Liban à cause des défis croissants qui l’entourent est irrationnel et irresponsable. Si certains, parmi les (deux) parties au conflit, prennent plaisir, sans aucune...
commentaires (4)

LE CAMÉLÉON... QUI EN A VU PASSER TANT ET TANT... SUR LES BRANCHES DE TOUS LES ARBRES... PARLE LOGIQUE ! ET IL A RAISON DE LE FAIRE... CAR... GARE À LA MAINMISE !

SAKR LOUBNAN

10 h 29, le 10 juillet 2013

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Commentaires (4)

  • LE CAMÉLÉON... QUI EN A VU PASSER TANT ET TANT... SUR LES BRANCHES DE TOUS LES ARBRES... PARLE LOGIQUE ! ET IL A RAISON DE LE FAIRE... CAR... GARE À LA MAINMISE !

    SAKR LOUBNAN

    10 h 29, le 10 juillet 2013

  • Mr. Joumblatt aurais du y penser et s’inquiéter il y a trente ans, car c'est par ses actions imbéciles d'alors que nous en sommes arrivés aujourd'hui la ou nous sommes. Il a refait la même bêtise lorsqu'il a courbé l’échine devant le Hezbollah en 2008 et il continue de le faire soit disant pour éviter une guerre civile. Mais nous y allons a la vitesse v v' et sans hésitations. Avec ses hésitations a défendre la démocratie, il a simplement donné un peu plus d'espace aux partis nazis que sont le Hezbollah et ses acolytes. Il ne suffit plus de blablater seulement mais de prendre une position nette claire et précise. Pour le Liban libre, démocratique et souverain ou pour une wilaya soit fakihienne soit takfiriste? Pour nous c'est la première option qui est de mise et comme dans les années 70 nous défendrons une fois encore le pays avec becs et ongles avec tous les moyens démocratique dont nous disposons. Je puis vous assurer que l'amour prend toujours le dessus sur la haine et le Cèdre sur toutes les fatwas du monde!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 34, le 09 juillet 2013

  • PLUS on les entend et on les observe, plus ils font rire. A défaut de pleurer ! Leur saison Malsaine s'achevant bientôt, on ne croit pas être les seuls à penser que le Pays a connu des années beaucoup plus exaltantes que celles de ces Socialocentristes. Tels des guetteurs, les Sains éhh Libanais observent ce monde avec la plus grande circonspection et n'ont pas du tout aimé que Myster(y) Goupil ait été choisi. Ils n'ont pas davantage apprécié que l’Autre râëéhhh, mais lui "maronitique, ait été choisi aussi. Et avaient été surtout accablés par le vote à l’Assemblée des DruziztoProgressistes ! Le pire est qu'il ne faut pas espérer qu’ils admettront one day que leurs opinions étaient erronées, et leurs certitudes étaient contestables et contestées. Mais espérons plutôt que malgré la sanglante désintégration que les Syriens ont provoquée en occupant ce Mont Libanais, ce KottorContrée finira par se recomposer harmonieusement à peu près. Et que ce M. de la Renardière-là, alias CheBééékk, soit moins définitivement confit dans d'aberrantes prises de positions qu’on ne le croyait et qu’on le craignait ! Que cette fertîîîle Crevassée en terrass(é)es, après ces innombrables baffes encaissées cesse d'osciller entre implosion et déliquescence telle une grosse et lourde louche molle de Hommoss mou et sans force attendant, comme fin des fins, l’évolution de la situation en cette sœur-syrie…. Yâ hassirtihhh !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 29, le 09 juillet 2013

  • Le député Walid Joumblatt a raison d'avertir sur " les défis croissants qui entourent le Liban". Le député a plus raison encore quand "il redoute une déviation des armes de la Résistance qui oubliera l'existence de l'ennemi israélien et le danger qu'il représente". Soit la déviation déjà réelle des armes de ladite Résistance pour le "jihad" le plus mensonger de l'histoire, parallèle au "jihad" d'al-Qaeda et aussi mensonger et criminel que ce dernier. Un "jihad" qui consiste à tuer des Syriens à Qousseir, à Homs, à Alep et "partout où le Hezbollah devra être", selon le petit doigt élevé et menaçant du guide suprême de la République, afin de sauver une des dictatures les plus sectaires et criminelles de l'histoire humaine. Une dérive aux retombées les plus redoutables sur le Liban.

    Halim Abou Chacra

    04 h 19, le 09 juillet 2013

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