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Économie - Commerce

Coup d’envoi discret des discussions sur une zone de libre-échange USA-UE

Les États-Unis et l’Union européenne ont donné hier à Washington un coup d’envoi discret aux vastes négociations visant à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange dans le monde, dans un climat assombri par l’affaire de l’espionnage américain.
Le premier round de discussions a été officiellement ouvert en milieu d’après-midi en l’absence de tout média par la représentation américaine au Commerce extérieur (USTR) et le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia Bercero, a-t-on appris de sources proches du dossier. Ce tour de chauffe s’achèvera vendredi par une conférence de presse commune.
L’objectif de l’accord est pourtant ambitieux : éliminer l’ensemble des barrières, douanières et surtout réglementaires, qui entravent les échanges entre les États-Unis, première puissance mondiale, et l’Union européenne, son principal partenaire commercial. « Un commerce libre et équitable de part et d’autre de l’Atlantique soutiendra des millions d’emplois américains bien payés », avait déclaré le président américain Barack Obama en février, amorçant le début de ce processus destiné à contourner l’impasse des discussions multilatérales à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Côté européen, ce nouveau marché de près de 820 millions de personnes pourrait permettre de combattre la récession qui frappe la zone euro depuis six trimestres consécutifs. « C’est le plan de relance le moins coûteux qu’on puisse imaginer », avait assuré en mars Karel de Gucht, le commissaire européen au Commerce qui sera en charge des discussions.
Selon une récente étude du Centre for Economic Policy Research, basé à Londres, l’accord transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) devrait injecter chaque année 119 milliards d’euros dans l’économie européenne et 95 milliards dans celle des États-Unis. Mais les chausse-trappes seront nombreuses tout au long d’un cycle de discussions qui pourrait s’étendre sur plusieurs années. Au terme d’une intense bataille, la France a déjà obtenu à la mi-juin que le secteur audiovisuel soit pour le moment exclu des discussions, au prix d’un bras de fer avec la Commission européenne qui pourrait reprendre si le sujet revenait sur la table.
De nouvelles frictions pourraient surgir sur l’agriculture et notamment sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), cultivés à grande échelle aux États-Unis et strictement régulés dans l’Union européenne. Les Américains pourraient eux aussi défendre bec et ongles leurs secteurs protégés et notamment leur législation (Small Business Act, Buy American Act...) qui réserve certains marchés publics en priorité aux PME américaines, au détriment des entreprises étrangères. « Nous sommes très inquiets de la volonté de l’UE d’ouvrir à la concurrence les marchés publics », a récemment déclaré à l’AFP Scott Paul, président de l’alliance manufacturière américaine (AAM), principal groupe de défense des intérêts industriels du pays.
Les révélations sur l’espionnage de bureaux de l’Union européenne par l’agence de renseignements américaine (NSA) ont rendu la situation plus électrique encore.
Cette passe d’armes diplomatique pèsera-t-elle sur la suite ? La question divise les experts. « Les gouvernements de l’UE se doivent de montrer qu’ils s’opposent un peu aux États-Unis mais cela n’aura pas d’effet à long terme sur l’accord », selon Joshua Meltzer, de la Brookings Institution. À l’inverse, Gary Hufbauer, chercheur au Peterson Institute, prédit désormais de « grosses frictions » sur les transferts de données personnelles et notamment bancaires.

(Source : AFP)
Les États-Unis et l’Union européenne ont donné hier à Washington un coup d’envoi discret aux vastes négociations visant à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange dans le monde, dans un climat assombri par l’affaire de l’espionnage américain.Le premier round de discussions a été officiellement ouvert en milieu d’après-midi en l’absence de tout média par la représentation américaine au Commerce extérieur (USTR) et le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia Bercero, a-t-on appris de sources proches du dossier. Ce tour de chauffe s’achèvera vendredi par une conférence de presse commune.L’objectif de l’accord est pourtant ambitieux : éliminer l’ensemble des barrières, douanières et surtout réglementaires, qui entravent les échanges entre les États-Unis, première puissance...
commentaires (1)

Vaste escroquerie...et tout le monde le sait.Cette zone de libre-échange signifierait la fin de l'Europe en tant que puissance économique...parceque dans la vivion américaine néo-libérale,le "libre-échange" se traduit par Ce qui est à nous est à nous,ce qui est à vous est négociable...c'est un certain Staline qui avait dit çà!

GEDEON Christian

10 h 34, le 09 juillet 2013

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Commentaires (1)

  • Vaste escroquerie...et tout le monde le sait.Cette zone de libre-échange signifierait la fin de l'Europe en tant que puissance économique...parceque dans la vivion américaine néo-libérale,le "libre-échange" se traduit par Ce qui est à nous est à nous,ce qui est à vous est négociable...c'est un certain Staline qui avait dit çà!

    GEDEON Christian

    10 h 34, le 09 juillet 2013

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