Accord entre les deux Corées pour une réouverture du site industriel de Kaesong
Les deux Corées sont tombées d’accord hier à l’issue de plus de 12 heures de délicates discussions sur le principe de la réouverture du site industriel commun de Kaesong, fermé en avril sur fond de vives tensions entre Séoul et Pyongyang. Les négociateurs, réunis dans le village de Panmunjom, sur la ligne de démarcation, ont décidé que les entreprises présentes sur ce complexe financé par la Corée du Sud et situé en Corée du Nord reprendraient leurs activités dès qu’elles seraient « prêtes » à le faire, d’après les termes de l’accord signé par les deux parties. Ils ont décidé de se rencontrer à nouveau mercredi sur le site même de Kaesong pour trouver les moyens d’éviter à l’avenir une autre fermeture de ces installations et se sont mis d’accord sur leur inspection préalable par des hommes d’affaires sud-coréens. Ces pourparlers sont intervenus après deux mois d’une forte dégradation des relations entre le Nord et le Sud avec notamment des menaces de la part de la Corée du Nord, dont l’économie souffre d’un renforcement des sanctions infligées par les Nations unies après un essai nucléaire en février.
Violences
42 morts dans l’attaque d’un lycée attribuée à Boko Haram au Nigeria
Quarante-deux personnes, des élèves pour la plupart, ont été tuées dans l’attaque d’un lycée du nord-est du Nigeria par des hommes armés, présentés comme des islamistes de Boko Haram, en conflit frontal avec les forces de sécurité nigérianes.
« D’après les témoignages des professeurs et des élèves qui ont survécu à l’attaque, les hommes armés ont rassemblé leurs victimes dans un dortoir, ont jeté des explosifs et ouvert le feu, faisant 42 victimes », a expliqué Haliru Aliyu, de l’hôpital général de la ville de Potsikum, dans cet État. Un habitant a expliqué que l’attaque était imputée à la secte islamiste Boko Haram en représailles à la perte de 22 de ses membres au cours d’un raid militaire jeudi dans la ville de Dogon Kuka.
Boko Haram, dont le nom signifie « l’éducation occidentale est un péché », a déjà mené de nombreuses attaques contre des écoles du nord-est du Nigeria.
Scrutin
Début de campagne présidentielle au Mali
La campagne du premier tour de la présidentielle du 28 juillet a débuté hier au Mali, pays qui a connu, en un an et demi, un coup d’État, l’occupation des deux tiers de son territoire par des jihadistes et une intervention armée étrangère.
La tenue de cette élection – six mois après le début d’une intervention armée de la France pour chasser les jihadistes qui occupaient le Nord et menaçaient d’avancer vers le Sud – est censée mettre fin à la crise la plus grave de l’histoire récente du pays. Mais des candidats et analystes doutent et demandent un report de cette élection cruciale, en craignant un scrutin « bâclé » aux résultats « contestés ». Il doit rétablir l’ordre constitutionnel interrompu par le coup d’État militaire du 22 mars 2012. Vingt-huit candidats, dont une seule femme, se présentent à ce premier tour. L’état d’urgence, qui était en vigueur depuis le 12 janvier, a été levé samedi pour permettre aux candidats de mener campagne et de tenir des réunions publiques.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef