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Moyen Orient et Monde

Brèves

Chine
Le policier s’excuse à l’audience devant une célèbre protestataire envoyée en camp de travail
Un chef de police chinois a présenté hier ses excuses en audience au tribunal pour avoir fait condamner à un séjour en camp de travail la mère d’une fillette kidnappée et violée, devenue depuis une cause célèbre en Chine. Tang Hui, la mère de la fillette, avait été envoyée pour 18 mois dans un camp de travail forcé, le « laojiao », pour avoir exigé que les auteurs de l’enlèvement de sa fille, alors âgée de 11 ans, soient punis. Cette condamnation avait fait scandale en Chine au moins d’août l’an dernier, et Tang Hui avait été relâchée une semaine plus tard. Mais les critiques du système judiciaire et pénitentiaire chinois se sont poursuivies depuis.
Le responsable de la condamnation, le policier Jiang Jianxiang, a déclaré au tribunal qu’il n’avait « pas pris en compte les égards humanitaires et m’avait envoyée en camp de travail, ce qui n’était pas approprié. Il a donc présenté des excuses », a raconté Mme Tang, relevant que le policier avait souligné que « inapproprié » ne signifiait pas « illégal ».

 

Sénégal
L’ex-président tchadien Habré inculpé de crimes et incarcéré
L’ex-président tchadien Hissène Habré a été inculpé hier à Dakar de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et tortures par des juges du tribunal spécial créé à Dakar pour le juger, et sera incarcéré, a appris l’AFP de sources concordantes.
L’ex-dirigeant tchadien a été inculpé et placé sous mandat de dépôt par des juges sénégalais de la chambre d’instruction des chambres africaines extraordinaires, le tribunal spécial créé pour le juger. Le procureur général de cette juridiction, Mbacké Fall, avait déclaré lundi à la presse avoir découvert contre M. Habré « des indices graves et concordants de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de tortures » pendant ses huit ans de règne (1982-1990) et avoir demandé sa mise en détention préventive. M. Habré, qui vit au Sénégal depuis sa chute du pouvoir en 1990, avait été arrêté à son domicile de Dakar et placé en garde à vue dimanche.
Une « commission d’enquête sur les crimes et détournements » commis pendant les années Habré, créée par le gouvernement tchadien après sa chute, a estimé à plus de 40 000, dont 4 000 identifiées, le nombre de personnes mortes en détention ou exécutées au cours de ses huit ans de présidence.

 

Tunisie
Le débat sur la Constitution reprend dans un hémicycle à moitié vide
Le débat sur le projet de Constitution tunisienne a repris hier dans un hémicycle à moitié vide – avec seulement 110 députés sur 217 – mais dans le calme, contrairement à la veille lorsque la séance avait dégénéré en échange d’invectives entre opposants et islamistes au pouvoir. L’Assemblée nationale constituante (ANC) est vivement critiquée par les médias et les observateurs pour ses dysfonctionnements, notamment l’absentéisme chronique des élus.

Un rappeur libéré de prison après son procès en appel
Un rappeur tunisien condamné à deux ans de prison ferme pour une chanson insultant la police a vu sa peine réduite à du sursis en appel et a été libéré hier, une victoire pour la liberté d’expression, selon ses partisans. La condamnation du rappeur en juin avait déclenché des heurts entre policiers agressifs et partisans du chanteur. La justice et le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda sont régulièrement accusés de chercher à restreindre la liberté d’expression acquise après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali en janvier 2011.

Bahreïn
15 ans de prison pour 7 chiites accusés de tentative de meurtre
Un tribunal de Manama a condamné hier sept chiites à 15 ans de prison chacun pour tentative de meurtre sur un policier en août 2012 à Bahreïn. Petit royaume du Golfe dirigé par la monarchie sunnite des al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

ChineLe policier s’excuse à l’audience devant une célèbre protestataire envoyée en camp de travailUn chef de police chinois a présenté hier ses excuses en audience au tribunal pour avoir fait condamner à un séjour en camp de travail la mère d’une fillette kidnappée et violée, devenue depuis une cause célèbre en Chine. Tang Hui, la mère de la fillette, avait été envoyée pour 18 mois dans un camp de travail forcé, le « laojiao », pour avoir exigé que les auteurs de l’enlèvement de sa fille, alors âgée de 11 ans, soient punis. Cette condamnation avait fait scandale en Chine au moins d’août l’an dernier, et Tang Hui avait été relâchée une semaine plus tard. Mais les critiques du système judiciaire et pénitentiaire chinois se sont poursuivies depuis.Le responsable de la condamnation, le policier...
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