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Sport - Coupe Des Confédérations

Brésil : Paulinho sort de l’anonymat

Paulinho qui ? Paulinho qui d’un coup de tête dans les derniers instants de la demi-finale contre l’Uruguay (2-1) a envoyé le Brésil en finale de « sa » Coupe des confédérations au Maracana, un geste décisif qui confirme l’envergure prise par ce milieu et le sort définitivement de l’anonymat.

Le milieu de terrain brésilien Paulinho, l’un des rares joueurs de la Seleçao à encore évoluer dans le championnat brésilien, vient grâce à son coup de tête rageur de s’attirer le feu de tous les médias de la planète foot. Nelson Almeida/AFP

Avec Fred, c’est le seul joueur du onze-type encore lié à un club du championnat brésilien. À la différence près que le buteur a joué à Lyon (2005-début 2009) et s’est fait connaître en Europe, continent d’attache des neuf autres titulaires de la Seleçao depuis que Neymar a signé au FC Barcelone début juin.
Paulinho (24 ans), depuis mai 2010 aux Corinthians de São Paulo, pourrait néanmoins lui aussi bientôt franchir l’Atlantique. Ou plutôt refaire le trajet, mais sans dépasser cette fois la ligne Oder-Neisse comme lorsqu’il s’était aventuré en Lituanie et en Pologne (2007-2009).
Une expérience qui l’a blessé. « J’ai souffert des préjugés en Lituanie », avait-il raconté il y a deux ans à Globo Esporte. « Quand on entrait dans le terrain à l’extérieur, les supporters adverses faisaient des bruits de singes et nous lançaient des pièces. Dans la rue, les gens nous regardaient d’une manière différente. »

Tottenham ?
« En Pologne, les joueurs ont l’habitude d’aller serrer la main de leurs supporters à la fin des matches, avait-il poursuivi. Quand c’était le tour d’un ami noir (Rodinei), les supporters retiraient leurs mains pour ne pas le saluer. »
De retour au Brésil, il passe par un petit club avant de débarquer, en anonyme toujours, chez les grands Corinthians. Et « Petit Paul » s’y impose comme une pièce maîtresse et remporte coup sur coup le championnat du Brésil (2011), la Copa Libertadores (2012), l’équivalent de la Ligue des champions, le Mondial des clubs (2012), en battant Chelsea en finale, et le championnat de l’État de São Paulo (2013).
Désormais, de grands clubs lui feraient les yeux doux. Tottenham serait très proche d’un accord avec le club pauliste. « Nous avons reçu une proposition, mais je n’ai signé aucun contrat, avait révélé le joueur samedi soir en marge de Brésil-Italie (4-2). Je vais attendre la fin de la Coupe des confédérations pour y penser en compagnie de ma famille. »
Alors Paulinho qui ? José Paulo Bezzera Junior, aux faux airs de Brandao, est un « box to box player » (joueur de surface à surface). Dans un style moins « brésilien » qu’un Neymar, il s’occupe de la bataille du milieu avec Luiz Gustavo, sachant que le Munichois est chargé d’assurer les arrières quand le Pauliste est celui qui se projette vers l’avant.

Équilibre
En demi, il a aussi fait valoir sa qualité de passe en alertant dans la profondeur Neymar, ce qui allait aboutir à l’ouverture du score de Fred peu avant la pause. Et Neymar lui rendait la politesse en tirant un corner pour la tête de Paulinho au second poteau, pour le but de la victoire. De quoi mettre en valeur l’excellent jeu de tête de ce joueur de 1,80 m, auteur de 34 buts en 167 matches chez les Corinthians, et qui avait déjà marqué contre le Japon (3-0) en Coupe des confédérations.
Lancé par Mano Menezes en sélection, il a conservé la confiance de son successeur, Luiz Felipe Scolari, qui y voit le garant de « l’équilibre » tant recherché. « Paulinho a toute liberté pour monter quand les conditions sont réunies, avance “Felipao” sur Fifa.com. En club, le latéral qui joue à ses côtés ne monte pas souvent, alors que Dani Alves ne s’en prive pas, donc c’est à lui de juger. Il sait très bien le faire. En Seleçao, il sait que le contexte est différent, mais il a les moyens de s’adapter. »
Avec Fred, c’est le seul joueur du onze-type encore lié à un club du championnat brésilien. À la différence près que le buteur a joué à Lyon (2005-début 2009) et s’est fait connaître en Europe, continent d’attache des neuf autres titulaires de la Seleçao depuis que Neymar a signé au FC Barcelone début juin.Paulinho (24 ans), depuis mai 2010 aux Corinthians de São Paulo, pourrait néanmoins lui aussi bientôt franchir l’Atlantique. Ou plutôt refaire le trajet, mais sans dépasser cette fois la ligne Oder-Neisse comme lorsqu’il s’était aventuré en Lituanie et en Pologne (2007-2009).Une expérience qui l’a blessé. « J’ai souffert des préjugés en Lituanie », avait-il raconté il y a deux ans à Globo Esporte. « Quand on entrait dans le terrain à l’extérieur, les supporters adverses faisaient des...
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