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Économie - Budget Européen

Accord politique pour sauver le sommet sur l’emploi

Les dirigeants de l’UE ont donné hier satisfaction aux revendications du Parlement européen pour enlever un accord politique sur le budget 2014-2020, quelques heures avant l’ouverture d’un sommet consacré au financement de mesures urgentes pour l’emploi des jeunes.
Il ne s’agit pour l’instant que d’un accord politique qui doit encore être validé à l’unanimité par les États et rassembler une majorité qualifiée des 754 élus du Parlement européen. Mais l’annonce soulage les dirigeants de l’UE. La menace du Parlement de ne pas approuver le cadre financier pluriannuel doté de 908 milliards d’euros pour les dépenses de la période 2014-2020 enlevait toute crédibilité à leurs engagements d’endiguer le chômage qui frappe aujourd’hui 5,6 millions de jeunes Européens.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a « chaleureusement remercié » les artisans de ce compromis de la dernière heure : Martin Schulz, le président socialiste du Parlement européen, Enda Kenny, le Premier ministre irlandais, et José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, qui avait organisé jeudi matin une réunion de crise. Martin Schulz s’est montré moins enthousiaste. « Ce n’est pas un compromis facile à accepter (...). Je peux vivre avec cet accord et je peux le défendre, mas il va falloir se battre pour obtenir le soutien d’une majorité de députés », a-t-il averti.
Une réunion des présidents des groupes politiques en fin de matinée lui permet toutefois d’être optimiste. Les chefs des deux grandes familles, les conservateurs du Parti populaire européen (269 élus) et les socialistes (190 élus) se sont prononcés pour l’approbation. « Ce n’est pas l’idéal mais c’est acceptable », a commenté Hannes Swoboda, président du groupe socialiste. « La fermeté a payé », s’est félicité le président du groupe PPE, Joseph Daul.
Les élus veulent toutefois prendre leur temps pour analyser le compromis. Ils veulent avoir un débat pendant leur session plénière de juillet qui s’ouvre lundi à Strasbourg, et vont voter une résolution pour afficher leur position, a expliqué un responsable.
Le vote définitif pourrait être organisé lors de la session de septembre. Dans l’intervalle, les élus attendent le déblocage des 11,2 milliards d’euros demandés aux États pour compléter le budget 2013. Le compromis comprend un engagement en ce sens et Martin Schulz a exigé qu’il soit honoré pour le 9 juillet.
« Avoir le déblocage de ces fonds aidera beaucoup à la décision finale des députés », a souligné un membre du Parlement européen. Cette concession et tous les acquis obtenus par le Parlement européen ont fait l’objet d’arbitrages au plus haut niveau, a-t-il expliqué. « Sinon Martin Schulz ne se serait pas engagé », a confié un de ses proches. La chancelière allemande Angela Merkel a notamment multiplié les pressions pour qu’un accord soit trouvé avec le Parlement.
(Source : AFP)
Les dirigeants de l’UE ont donné hier satisfaction aux revendications du Parlement européen pour enlever un accord politique sur le budget 2014-2020, quelques heures avant l’ouverture d’un sommet consacré au financement de mesures urgentes pour l’emploi des jeunes.Il ne s’agit pour l’instant que d’un accord politique qui doit encore être validé à l’unanimité par les États et rassembler une majorité qualifiée des 754 élus du Parlement européen. Mais l’annonce soulage les dirigeants de l’UE. La menace du Parlement de ne pas approuver le cadre financier pluriannuel doté de 908 milliards d’euros pour les dépenses de la période 2014-2020 enlevait toute crédibilité à leurs engagements d’endiguer le chômage qui frappe aujourd’hui 5,6 millions de jeunes Européens.Le président du Conseil européen,...
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