M. Snowden semble devoir s’installer pour plus longtemps que prévu dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo de Moscou, où il se trouve depuis son arrivée selon les autorités russes. « Snowden laisse partir un nouveau vol pour Cuba », a annoncé la télévision publique russe, après le départ hier d’un nouveau vol pour Cuba, alors que l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine était censé prendre l’avion pour La Havane lundi. Toujours invisible, Edward Snowden était censé partir à Cuba pour rejoindre ensuite l’Équateur à qui il a demandé l’asile politique. Le prochain vol pour La Havane en provenance de Moscou n’est prévu que samedi, selon le site de l’aéroport, et M. Snowden pourrait ainsi rester à Cheremetievo au moins jusqu’à la fin de la semaine.
M. Snowden, dont le passeport a été annulé par les États-Unis, « n’a pas de papiers valables. Pour cette raison, il ne peut aller ni à Cuba ni où que ce soit », a affirmé une source proche du dossier, citée par l’agence publique RIA-Novosti. Affirmation contredite par la chaîne de télévision hispanique Univision, basée aux États-Unis, qui a publié sur son site la copie d’un document daté du 22 juin présenté comme un sauf conduit émis par le consulat général de l’Équateur à Londres au nom de M. Snowden. De son côté, l’Équateur a nié avoir fourni un laissez-passer quelconque au jeune Américain.
L’Équateur, qui avait accordé en 2012 l’asile au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, a pour l’heure maintenu le suspense sur la demande d’asile politique présentée par M. Snowden. En outre, Quito a annoncé renoncer à son accord douanier avec les États-Unis qui lui valait des tarifs préférentiels, dénonçant cet accord comme un « instrument de chantage » au moment où il étudie la demande d’asile de M. Snowden. « L’Équateur n’accepte ni des pressions ni des menaces de personne. Et il ne marchande pas avec les principes, il ne les soumet pas à des intérêts mercantiles, aussi importants soient-ils», a insisté Quito.
Les États-Unis ne cessent de réclamer l’arrestation et l’extradition d’Edward Snowden depuis qu’il est arrivé à Moscou en provenance de Hong Kong. Mais la Russie reste sourde aux appels de Washington. M. Snowden « a le droit de partir où il veut, dans n’importe quelle direction (...). Nous n’avons rien à lui reprocher du point de vue juridique », a déclaré le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov. C’est « un homme libre (...) », avait affirmé pour sa part le président Vladimir Poutine. De ce fait, le cas du fugitif est dans une « impasse », a estimé une source russe proche du dossier. « Il n’a pas l’intention de se rendre aux autorités, c’est la raison pour laquelle il ne quitte pas la zone de transit et ne traverse pas la frontière russe. Et Moscou laisse traîner », a-t-elle expliqué.
Enfin, pour sa part, une commission parlementaire russe a invité l’ex-consultant à coopérer officiellement sur la surveillance électronique de citoyens russes par les États-Unis, a indiqué le chef de cette commission.
(Source : AFP)


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