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Liban - Fête de la Musique

Contre vents et marées, Beyrouth chante et danse

Transcender la violence dans la fête, une spécialité bien libanaise. Photo Michel Sayegh

De Zaytouna Bay jusqu’au front de mer, en passant par les thermes romains, Beyrouth a vibré vendredi dernier au son des groupes qui ont envahi la ville à l’occasion de la 13e fête de la Musique du Liban.
L’espace d’une soirée, le centre-ville de Beyrouth a ainsi délaissé son austérité et oublié ses soubresauts sécuritaires chroniques. Sur les places, dans les ruelles, le rythme des percussions africaines et brésiliennes ont résonné jusque tard dans la nuit. Les nombreux concerts ont permis à beaucoup de curieux de faire de nouvelles découvertes. « Tous les artistes se rencontrent et sont à la même distance de leur public. Qu’ils soient très connus ou pas du tout, ils sont tous au même niveau », s’exclame Johnny Hchaimé, jeune réalisateur de 25 ans. Il y en a eu pour tous les goûts : les envolées atmosphériques du groupe Episode ont conquis les badauds de la place Ajami, aux Souks de Beyrouth, avec leur formation de rock symphonique ; les amateurs de musique exotique ont pu danser au son des djembés d’Afrobeat collective ou sur les marches des thermes romains, entraînés par le très festif collectif de samba brésilienne Segundo Bloco.
Ouvert à tous, l’évènement a attiré des jeunes, des plus âgés et parfois quelques profils surprenants. Le père Joseph fait partie de la communauté de la béatitude. Il est lui aussi venu profiter des sonorités brésiliennes. « Les gens me regardent et me demandent ce que je fais là. Mais être avec le Bon Dieu n’empêche pas de faire la fête, au contraire, relève-t-il sur un ton amusé. J’ai vécu cet évènement dans une dizaine de pays mais une chose est sûre : Beyrouth aime danser. Dans la journée, ces bâtiments sont inertes, gris et tristes. Ce soir, ils dégagent autre chose, les gens dansent partout. »
Un peu plus loin, Naïm, artiste, résume l’ambiance de la soirée : « J’aime cette fête parce qu’elle est érotique. Ce soir les gens sont libres ! »

De Zaytouna Bay jusqu’au front de mer, en passant par les thermes romains, Beyrouth a vibré vendredi dernier au son des groupes qui ont envahi la ville à l’occasion de la 13e fête de la Musique du Liban.L’espace d’une soirée, le centre-ville de Beyrouth a ainsi délaissé son austérité et oublié ses soubresauts sécuritaires chroniques. Sur les places, dans les ruelles, le rythme...

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