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Lifestyle - Patrimoine

L’Unesco agrandit sa liste de sites protégés

Du mont Fuji, au Japon, aux villas Médicis, en Italie, en passant par Agadez, « porte du désert » du Sahara, les merveilles du monde s’enrichissent de nouveaux venus...

Le volcan Fuji, à environ 100 km au sud-ouest de Tokyo, s’élève à 3 776 mètres d’altitude et ses pentes sud descendent jusqu’aux rivages de la mer dans la baie de Suruga.

L’Unesco a clôturé hier sa revue de la liste des sites classés au patrimoine mondial, inscrivant plusieurs nouveaux sites afin qu’ils soient mieux protégés.
Les vestiges de Kaesong, en Corée du Nord, se situent à quelques kilomètres d’un site industriel intercoréen fermé depuis le pic des tensions entre Séoul et Pyongyang. « Les monuments et sites historiques de Kaesong forment un ensemble qui représente la base du pouvoir de la dynastie Koryo » ou Goryeo (918-1392) qui a donné son nom à la Corée, notait l’Unesco dans un document préparatoire à la réunion de son Comité du patrimoine mondial en cours à Phnom Penh. Entouré de montagnes et de collines, à l’ouest de la ville de Kaesong, le site classé comprend notamment des temples et des tombes, « témoignage exceptionnel » d’une époque où le bouddhisme cédait la place au néoconfucianisme en Asie de l’Est, selon l’Unesco. Les vestiges de Kaesong sont seulement le deuxième site nord-coréen classé après les tombes de Koguryo, en 2004.
Par ailleurs, les douze villas de la célèbre famille des Médicis en Toscane, expression originale de la Renaissance italienne, ont accédé au patrimoine mondial. Les Médicis ont joué un rôle politique décisif en Toscane du XVe au XVIIe siècle. « La fortune économique, financière et politique des Médicis est à l’origine de mécénats multiples et décisifs dans l’histoire culturelle et artistique de l’Europe moderne », a noté l’Unesco. « La villa médicéenne et ses jardins incarnent un idéal d’habitation princière à la campagne permettant de vivre en harmonie avec la nature, et dédiée tant aux loisirs qu’aux arts et à la connaissance. » Les biens inscrits comprennent douze villas complètes, avec leurs jardins, et deux jardins d’agrément supplémentaires, disséminés dans la campagne toscane et aux abords de Florence.
L’Unesco a aussi classé la Cité antique de Chersonèque Taurique et sa Chôra (Ukraine), des vestiges d’une cité fondée au Ve siècle avant J.-C. sur les côtes nord de la Mer noire. Idem pour le palais du Golestan, en Iran, « chef-d’œuvre de l’ère kadjare » qui « incarne un nouveau style combinant les arts et l’artisanat persans traditionnels, et des éléments de l’architecture et de la technologie européennes du XVIIIe siècle ».
Samedi, le mont Fuji, mondialement connu pour son cône volcanique souvent couronné de neige et considéré comme fondamental pour la culture japonaise, a été inscrit lui aussi au patrimoine mondial de l’Unesco. Le Comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 37e session annuelle à Phnom Penh, a classé le site dans la liste des biens culturels, tout comme les rizières en terrasses de Honghe (Chine), la ville nigérienne d’Agadez et la station baleinière canadienne de Red Bay. Au mont Fuji, la partie classée comprend le sommet de la montagne et, répartis sur les pentes et à son pied, sept sanctuaires, des auberges accueillant les pèlerins et un groupe de « phénomènes naturels révérés » (des sources, une chute d’eau, une pinède et des arbres moulés dans la lave). Le centre historique d’Agadez, « porte du désert » et carrefour du commerce caravanier, qui comprend notamment une mosquée au minaret imposant et le palais du sultan, remontant aux XVe et XVIe siècle. Elle est caractérisée par une architecture en « abode », brique d’argile non cuite obtenue par un séchage au soleil.
Vendredi ont été notamment inscrits le Mont Etna (Italie), les forts de colline du Rajasthan (Inde) et l’Erg du Namib (Namibie).

(Source : AFP)
L’Unesco a clôturé hier sa revue de la liste des sites classés au patrimoine mondial, inscrivant plusieurs nouveaux sites afin qu’ils soient mieux protégés.Les vestiges de Kaesong, en Corée du Nord, se situent à quelques kilomètres d’un site industriel intercoréen fermé depuis le pic des tensions entre Séoul et Pyongyang. « Les monuments et sites historiques de Kaesong forment un ensemble qui représente la base du pouvoir de la dynastie Koryo » ou Goryeo (918-1392) qui a donné son nom à la Corée, notait l’Unesco dans un document préparatoire à la réunion de son Comité du patrimoine mondial en cours à Phnom Penh. Entouré de montagnes et de collines, à l’ouest de la ville de Kaesong, le site classé comprend notamment des temples et des tombes, « témoignage exceptionnel » d’une époque où le...
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