Rappelons que les élections provinciales s’étaient tenues le 20 avril dans la majorité des 18 provinces irakiennes, mais le scrutin avait été reporté, pour des raisons de sécurité, à Ninive et al-Anbar où se déroulent depuis des mois des manifestations contre le Premier ministre chiite Nouri el-Maliki.
Les résultats de ces élections serviront donc de baromètre pour la popularité du Premier ministre, accusé par la communauté sunnite d’accaparer le pouvoir, alors que des élections législatives sont prévues en 2014. En Irak, où l’eau courante et l’électricité font défaut dans certains foyers, des électeurs ont pris ce vote comme une occasion d’exprimer leurs frustrations face aux lacunes du gouvernement. « Je suis venu au bureau de vote pas pour voter, mais juste pour détruire mon bulletin », a ainsi revendiqué un étudiant de Mossoul, capitale de la province de Ninive. « J’ai vu que les étudiants diplômés avant moi n’ont rien obtenu du gouvernement, et maintenant, c’est la même chose pour moi et mes camarades », a regretté le jeune homme. Quelque 2,8 millions d’électeurs des provinces de Ninive et al-Anbar doivent choisir parmi 1 185 candidats de 44 partis politiques.
En attendant, d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place pour ce scrutin dans ces deux provinces où neuf candidats ont été tués lors des semaines précédant le vote, selon l’ONU. Dans la province de Ninive, par exemple, le trafic automobile a été interdit. Dernier exemple en date des violences dans cette province, le chef d’un parti politique allié à Nouri el-Maliki et quatre membres de sa famille ont été tués mercredi dans un attentat-suicide, selon des responsables des services de sécurité et de santé. Aucun groupe n’a revendiqué cette attaque, mais des activistes sunnites liés à el-Qaëda ont cherché à intimider les candidats au scrutin.
L’Irak connaît depuis le début de l’année un regain de violences, coïncidant avec la mobilisation sunnite contre le gouvernement. En mai, plus d’un millier de personnes ont péri dans des attentats, le mois le plus meurtrier depuis 2008, selon les Nations unies. Son représentant dans le pays, Martin Kobler, a prévenu que l’Irak était « prêt à exploser » et à renouer avec le conflit confessionnel des années 2006-2007. Début juin, M. Maliki et la plupart des responsables politiques et religieux du pays, dont son rival le président sunnite du Parlement Oussama el-Noujaïfi, avaient participé à une grande rencontre pour tenter d’apaiser les tensions, mais la démarche n’avait pas débouché sur un accord.
(Sources : agences)


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Sales fanatiques, ces intégristes tant Majoritaires Sunnites que tout à fait M i n o r i t a i r e s chïïtes qui essaiment dans ce Monde Musulman !
20 h 09, le 21 juin 2013