Écarté par les Spurs en 2010, la fine gâchette Danny Green fait aujourd’hui le bonheur de San Antonio avec une réussite inédite à 3 points. Frederic Brown/AFP
Avec 25 paniers primés inscrits en 38 tentatives (66 %), il est le nouveau recordman du nombre de tirs à trois points marqués à ce stade de la compétition. Six nouveaux 3’s dans le dernier match lui ont permis d’effacer des tablettes un certain... Ray Allen, adversaire des finales.
Face aux Los Angeles Lakers, en 2008, « Jésus » inscrivait 22 shoots longue distance pour terrasser les Californiens. Green fait encore mieux, avec au minimum encore un match à jouer pour améliorer son record.
« C’est un honneur pour moi de jouer sur le même parquet que ce gars, s’excuserait presque Green, modeste. Je l’ai regardé jouer en grandissant. C’est surréaliste pour moi de me dire que j’ai battu un de ses records. » D’autant plus surréaliste que la fine gâchette des Spurs a découvert tardivement les raccourcis vers la gloire. Immortalisée sur grand écran au plus jeune âge (à 23 ans, il est la star du film de Spike Lee He Got Game), Ray Allen s’est rapidement imposé comme un joueur majeur de la NBA.
Rien de tel pour Green, coupé par les Cavaliers en 2010, récupéré puis coupé à nouveau par les Spurs cette même année. L’arrière d’UNC a finalement été repêché par les Texans il y a deux ans seulement, à un âge tardif pour s’imposer en NBA.
Aucun des grands shooteurs de l’histoire de la Ligue passés par les San Antonio Spurs (Steve Kerr, Robert Horry, voire Sean Elliott) n’a scoré autant de points que Danny Green. Présent en défense sur Dwyane Wade, insolent de réussite en attaque, il pourrait presque postuler au titre de MVP si les finales prenaient fin maintenant.


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