« Ôtez votre chapeau, dit-il, je veux voir votre front, et taisez-vous pendant une heure... » telle était la seule citation du spectacle et le point de départ d’un voyage qui, en 16 scènes, a pu organiser des rencontres de manière à ce que se produise l’étincelle dont parle André Breton dans le Manifeste du surréalisme :
« (...) La valeur de l’image dépend de la beauté de l’étincelle obtenue ; elle est fonction en quelque sorte de la différence de potentiel entre les deux conducteurs. »
Mille deux cents spectateurs ont vu des « étincelles » ce soir. Sous un beau ciel étoilé, éclairées avec brio par Alaa Minawi, les créations des étudiants ont pris vie le temps d’une soirée, sur une bande-son éclectique signée Serge Yared, tout cela dans un cadre magique : la majestueuse cour du palais de Beiteddine, généreusement offerte par le comité du Festival. Mme Nora Joumblatt y figurait au premier rang.
Les quatre-vingt-dix-neuf étudiants ont réussi le pari et ont offert à l’auditoire une heure de rêves et de voyages sur des titres électroniques et expérimentaux tels Hana, Pie IX, des morceaux qui invitent au rêve tels que Nervous Ice in Cheap Cola, Elf Dance ou même des classiques revisités tels que Mustafa de Kiu Sakamoto.
« (...) Nous nous sommes servis d’extraits de son œuvre* que nous avons traités hors contexte comme lui-même l’avait fait dans son Anthologie du vers unique : mettre les uns après les autres des fragments appartenant à différents poètes qui ne seront pas cités », souligne M. Pierre Hage-Boutros, directeur de l’atelier Espace et communication.
Ce travail collectif des étudiants perpétue une tradition commencée par Jackie Dardaud-Achkar en 1987. Le spectacle, qui fait partie du cursus de l’année, a été conçu de manière à faire prendre conscience à l’étudiant du parcours et des acquis réalisés durant ces deux années, que ce soit au niveau de l’espace, de la lumière, de la couleur, du volume ou de leur interaction.
Sur tout un semestre, l’équipe d’enseignants qui encadre le spectacle propose aux étudiants une succession d’étapes individuelles et collectives qui permet à chacun de tester sa créativité, ses compétences, ses affinités et de trouver progressivement sa place au sein du groupe.
Une dernière phase de travail intensif de 3 semaines met en jeu la capacité du groupe à s’organiser pour gérer un projet aussi complexe et à fondre les productions individuelles en un tout cohérent, qui respecte l’individualité de chacun, mais remporte l’adhésion de tous.
Pour plus d’informations ou pour demander des photos en haute résolution, merci de contacter le service de communication au 01/480056 (ext 107) ou par mail au
catallah@alba.edu.lb


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