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Moyen Orient et Monde - Assassinat De Clément Méric

Ayrault lance la dissolution d’un groupe d’extrême droite

« Il n’y a pas de place dans la République pour ceux qui nient ses valeurs », a affirmé hier le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.  Bertrand Guay/Reuters

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a demandé à son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’engager « immédiatement » la procédure de dissolution du groupuscule d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). La mort, mercredi à Paris, de Clément Méric, étudiant à Sciences-po et militant « antifasciste », a suscité une vive émotion au sein de la classe politique. Les cinq suspects déférés au parquet dans la nuit de vendredi à samedi ont indiqué aux enquêteurs être des sympathisants du groupe « Troisième Voie », affilié aux JNR de Serge Ayoub, qui a lui-même été entendu par les enquêteurs.
« Sur la base des éléments transmis par le ministre de l’Intérieur, je lui ai demandé d’engager immédiatement la procédure contradictoire, préalable à la présentation au président de la République, en Conseil des ministres, du décret de dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires », a écrit samedi M. Ayrault dans un communiqué. Il a indiqué également avoir demandé à M. Valls d’étudier les conditions dans lesquelles d’autres associations pourraient être dissoutes. « Il n’y a pas de place dans la République pour ceux qui nient ses valeurs, et nous sommes très déterminés, et nous serons même impitoyables à l’égard de ceux qui s’en prennent à ces valeurs », a réagi M. Valls sur i-Télé, ajoutant : « C’est ce que nous devons en mémoire à ce jeune garçon. »
Par ailleurs, samedi, le parquet de Paris a retenu le chef d’accusation d’homicide volontaire à l’encontre d’Esteban, principal suspect dans la mort de Clément Méric, et a confirmé que le militant d’extrême gauche avait succombé aux coups qui lui ont été portés. Esteban, agent de sécurité âgé de 20 ans, était connu des services de police pour port d’arme et comme sympathisant du mouvement d’extrême droite Troisième Voie, a indiqué le procureur de Paris, François Molins. « La violence des coups portés au cours de la scène est attestée par de nombreux témoins » et corroborée par les premières conclusions de l’autopsie, a déclaré le procureur. Esteban, dont le procureur a refusé de divulguer le nom de famille, a reconnu avoir porté deux coups au militant antifasciste, dont celui l’ayant fait tomber.
Outre l’information judiciaire visant Esteban, le parquet a ouvert samedi une enquête pour violences volontaires en réunion, violences volontaires ou complicité de violences volontaires en réunion à l’encontre des cinq suspects et de tout autre personne ayant pu prendre part aux violences.
(Source : Reuters)
Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a demandé à son ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, d’engager « immédiatement » la procédure de dissolution du groupuscule d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). La mort, mercredi à Paris, de Clément Méric, étudiant à Sciences-po et militant « antifasciste », a suscité une vive émotion au sein de la classe politique. Les cinq suspects déférés au parquet dans la nuit de vendredi à samedi ont indiqué aux enquêteurs être des sympathisants du groupe « Troisième Voie », affilié aux JNR de Serge Ayoub, qui a lui-même été entendu par les enquêteurs.« Sur la base des éléments transmis par le ministre de l’Intérieur, je lui ai demandé d’engager immédiatement la procédure contradictoire, préalable à la...
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