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Technologies

Smartphones : la nouveauté n’est pas toujours synonyme de qualité

Les téléphones portables les plus récents ne sont pas toujours les meilleurs en termes de qualité d’appel.

Mis sur le marché à un rythme frénétique, les téléphones portables les plus récents ne sont pas toujours les meilleurs en ce qui concerne la qualité d’appel.
Samsung vient de sortir son Galaxy S4, qui prend la relève du S3, lui-même évolution du S2 mis sur le marché il y a à peine deux ans. Sera-t-il en tous points meilleur que ses prédécesseurs? À en croire une étude universitaire danoise, publiée à la fin de l’année 2012, on peut en douter. La publication du professeur Gert Frølund Pedersen, spécialiste des antennes de téléphones, révèle que certains terminaux récents s’en sortent parfois moins bien que leurs «ancêtres» sur la qualité des appels.
Exemples: le Galaxy S2 fait mieux sur certaines fréquences que le S3, de même pour les iPhone 4 et 4S face à l’iPhone 5. Sur l’ensemble des téléphones testés par le scientifique (smartphones et non-smartphones), la qualité de réception des antennes varie de un à dix.
Le cabinet Strand Consult estime pour sa part que «70% des problèmes de réseau» viennent non pas des infrastructures, mais des téléphones. Autrement dit, les mauvaises expériences que vous pouvez vivre lors de vos appels ne sont pas (forcément) dues à votre opérateur, au contraire: le modèle du téléphone joue un rôle majeur.
«Il est devenu très difficile de fabriquer un téléphone. Il y a dix ans, il suffisait d’une antenne 2G. Aujourd’hui, il faut plusieurs antennes et des modules 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, NFC, sur plusieurs bandes de fréquence», explique dans les colonnes des Échos Laurent Lamé, chargé des terminaux chez SFR. « Il suffit d’un nouveau matériau sur la coque arrière, d’une nouvelle peinture, d’une connectique différente pour que l’expérience se dégrade.»
De plus, le rythme de sortie effréné des nouveaux terminaux pousse parfois les constructeurs à bâcler les tests nécessaires: «L’iPhone arrive trop tard dans nos labos, explique un opérateur au quotidien économique. D’habitude, nous testons les téléphones pendant 2 à 5 mois, mais avec Apple nous ne pouvons pas faire la navette pour améliorer le produit.» Les acheteurs doivent donc attendre une éventuelle mise à jour logicielle de leurs appareils pour régler ces problèmes de réception...

Des consommateurs embrouillés
Il est en fait très difficile de connaître les performances d’un smartphone dans ce qui reste sa fonction principale: téléphoner. «Non, les téléphones n’ont pas tous les mêmes performances sur les réseaux, ce n’est pas une surprise», commente Guillaume Mellier, chargé des marchés mobiles au sein de l’Arcep. Mais si le régulateur des télécoms note la couverture réseau des quatre principaux opérateurs français, il ne fait pas de même pour les terminaux. Dans sa dernière enquête sur la couverture mobile en France, l’autorité indépendante n’utilise d’ailleurs que trois appareils: l’iPad 3, l’iPhone 4S et le Samsung Galaxy S2. Des produits vendus par milliers, mais pas pour autant pleinement représentatifs.
Du côté des organismes indépendants, on teste bien des téléphones, mais pas sur la réception des appels. Quant aux opérateurs, ils devraient être les premiers à informer les consommateurs des téléphones les mieux adaptés à leurs réseaux. Ce qu’ils se gardent bien de faire: comment pourraient-ils critiquer des produits qu’ils revendent eux-mêmes à leurs clients? Cela serait malgré tout dans leur intérêt. Moins de «mauvais téléphones» sur le marché signifierait moins d’investissements en antennes-relais pour compenser ces piètres performances... et des abonnés plus satisfaits de leurs coups de fil.

(Source : Le Point.fr)
Mis sur le marché à un rythme frénétique, les téléphones portables les plus récents ne sont pas toujours les meilleurs en ce qui concerne la qualité d’appel. Samsung vient de sortir son Galaxy S4, qui prend la relève du S3, lui-même évolution du S2 mis sur le marché il y a à peine deux ans. Sera-t-il en tous points meilleur que ses prédécesseurs? À en croire une étude universitaire danoise, publiée à la fin de l’année 2012, on peut en douter. La publication du professeur Gert Frølund Pedersen, spécialiste des antennes de téléphones, révèle que certains terminaux récents s’en sortent parfois moins bien que leurs «ancêtres» sur la qualité des appels. Exemples: le Galaxy S2 fait mieux sur certaines fréquences que le S3, de même pour les iPhone 4 et 4S face à l’iPhone 5. Sur l’ensemble des...
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