Une patrouille de blindés israéliens et une autre formée de six soldats à pied ont franchi le portail métallique du grillage de séparation situé à l’ouest des villages du Ghajar, sans toutefois franchir les limites de la ligne bleue. Les deux patrouilles se sont dirigées vers la route récemment aménagée sur la rive est du fleuve Wazzani. Les soldats israéliens se sont arrêtés sur une plateforme qu’ils ont aménagée sur le flanc d’une colline située à 200 mètres de la porte de Ghajar, comme le rapporte notre confrère Georges Achi. Ils ont entrepris ensuite, à partir de ce point, d’observer le mouvement dans les parcs de Wazzani pendant près d’une heure, avant de rebrousser chemin et de traverser la porte de Ghajar en direction des territoires occupés. Plusieurs soldats ont assuré la protection de la patrouille à partir du grillage. La veille, une patrouille de dix soldats israéliens avait pris une position d’attaque face à une pelleteuse libanaise qui s’activait à débarrasser le lit du Wazzani des débris laissés par la crue du fleuve en hiver. L’armée israélienne avait également notifié les forces onusiennes de son opposition aux travaux, exigeant qu’ils soient interrompus, sous prétexte que la ligne bleue passe par le lit du Wazzani. La Finul a immédiatement réagi en contactant l’armée libanaise afin de trouver une solution médiane qui évite aux deux camps des conséquences négatives. En réaction, des soldats de l’armée libanaise et de la Finul se sont déployés face aux Israéliens.
Parallèlement, l’aviation israélienne poursuit ses violations de l’espace aérien libanais et de la résolution 1701. Hier, le ciel du Sud a été sillonné à longueur de journée par des avions israéliens volant à basse altitude, suivant des lignes circulaires, au-dessus des régions de Marjeyoun et du mont Hermon, jusqu’à la Békaa et le Nord. Sur le terrain, des véhicules blindés de type Hummer ont longé sans arrêt la ligne bleue à partir de la colonie de Miskav Am (Ouest) jusqu’à Ghajar, en passant par les deux colonies de Métoulla et Abel Kameh.