Un officier de sécurité tué ; el-Qaëda évoqué
Un capitaine des forces spéciales yéménites a été abattu hier par des hommes à moto dans le sud du pays, a annoncé le ministère de la Défense. Majed Matir dirigeait les forces spéciales de la ville, chargées de la lutte contre le terrorisme et les émeutes. El-Qaëda, bien implanté dans le sud et le sud-est du Yémen multiplie les attaques contre les responsables des services de sécurité chargés de traquer ses éléments. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Abou Bakr el-Kourbi a affirmé hier que son pays allait entrer en contact avec les États-Unis pour organiser le retour des détenus yéménites de Guantanamo. Le président américain Barack Obama, confronté à un mouvement massif de grève de la faim parmi les détenus de Guantanamo, avait annoncé jeudi la levée de son moratoire sur le transfèrement des Yéménites détenus sans raison sur la base américaine à Cuba. Enfin, la police a blessé cinq manifestants en dispersant hier des militants sudistes ayant tenté de perturber une séance du dialogue national à Aden, principale ville du sud du Yémen, ont indiqué des militants et des responsables.
Bahreïn
Peine réduite pour
un policier accusé
de la mort d’un chiite
La chambre d’appel d’un tribunal de Bahreïn a réduit hier de sept ans à six mois de prison la peine prononcée contre un policier jugé pour la mort d’un manifestant chiite, a-t-on appris de source judiciaire. Dans une autre affaire, la même chambre a confirmé l’acquittement de deux autres policiers poursuivis pour la mort d’un autre manifestant, selon la même source. Selon une commission indépendante chargée d’enquêter sur les violences ayant accompagné les protestations de chiites à Bahreïn en 2011 et 2012, les forces de l’ordre ont fait un « usage excessif de la violence » lors des opérations de maintien de la paix.
Algérie
Interpellations musclées de manifestants
pour l’emploi
Une quinzaine de manifestants réclamant la fin des emplois précaires dans l’administration ont été interpellés hier de manière musclée par les forces de l’ordre devant les bâtiments du Premier ministre à Alger. Malgré la levée de l’état d’urgence en 2011 en Algérie, les manifestations restent interdites dans la capitale. Mais les protestataires, surtout des chômeurs, descendent régulièrement par petits groupes dans les rues du centre-ville pour dénoncer leur situation.
Tunisie
Les responsables
d’une milice brutale
pro-islamiste libérés
Deux responsables de la Ligue de protection de la révolution (LPR) arrêtés samedi en marge d’un rassemblement interdit ont été libérés, a annoncé hier cette milice aux méthodes brutales. Cette organisation nébuleuse s’est proclamée, avec le soutien du parti islamiste au pouvoir Ennahda et des partisans du président Moncef Marzouki, comme le garant de la mise en œuvre des revendications de la révolution de janvier 2011.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef