Les cinq lauréates du collège des Saint-Cœurs à Marjeyoun et leur institutrice Mlle Kathia Kahil prennent une dernière photo avant le départ avec sœur Rita Aoun, directrice du collège.
Organisé par le contingent français de la Force intérimaire des Nations unies du Liban (Finul), le concours a mobilisé pour sa troisième édition pas moins de trente-deux écoles primaires du Liban-Sud de diverses confessions. Durant tout le mois de mars, ce sont plus de 1 400 élèves qui ont proposé des projets interdisciplinaires sur le thème de « La Francophonie et nous ». La directrice du collège des Saints-Cœurs à Marjeyoun, sœur Rita Aoun, a fait part de « l’enthousiasme » et de « l’énergie » que les collégiens ont mis dans leurs projets. « L’ouverture culturelle portée par de tels projets est fondamentale dans une région marquée par les conflits armés depuis des décennies », a-t-elle ajouté.
Au final, le jury a dû sélectionner les meilleures des 947 œuvres réalisées. La remise des prix s’est déroulée à Tebnine, le 16 mai dernier. Les vingt lauréats sont issus de quatre écoles différentes, trois musulmanes (le collège Élite de Tyr - Abbassieh, l’école al-Mabarrat et l’Institut de la libération al-Sultaniyah) et une chrétienne (le collège des sœurs de Saints-Cœurs de Marjeyoun). Une répartition à l’image des établissements participants mais qui n’est due qu’à un « heureux hasard » selon le lieutenant-colonel Philippe Defalque, conseiller français des actions civilo-militaires du contingent français. Ce dernier a rappelé par ailleurs la nécessité de « soutenir la fraternité existante entre les deux pays » via de tels événements.
La tour Eiffel, les Champs-Élysées et... Disneyland !
Le concours a pu être réalisé grâce au soutien de l’ambassade de France, de l’Institut français du Liban, du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, de différents sponsors et de la municipalité de La Garenne-Colombes, en France. Grâce à cette dernière, les jeunes lauréats seront logés dans des familles de la commune. « Une chance pour pratiquer le français et découvrir les mentalités », s’est exclamée Anita. Alors que ses parents ne parlent pas de langues étrangères, la jeune fille maîtrise parfaitement la langue de Molière. Hier, ses amis et elle brûlaient d’impatience de découvrir les sites touristiques. Parmi les temps forts du circuit, la tour Eiffel et les Champs-Élysées partageaient la vedette avec Disneyland. Des destinations qui faisaient rêver les jeunes filles et éclipsaient l’anxiété d’un premier départ loin des parents.
L. D.


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