Dans son éditorial hebdomadaire dans le Anba’, le chef du PSP a dénoncé les « spectacles folkloriques » dans lesquels les différentes parties politiques sont plongées « au détriment de certaines constantes », en affirmant : « Après avoir boycotté le dialogue et inventé des conditions et des contre-conditions, tout en mettant en avant des slogans fallacieux pour justifier leurs agissements et bloquer les efforts continus du président pour relancer le dialogue national, l’ensemble des courants politiques des deux parties au conflit ont plongé dans les spectacles folkloriques. Le dossier électoral a ainsi réussi à réunir ce que la paix civile, la logique et la raison n’avaient pas pu rassembler », en allusion à l’entente entre le CPL et les FL autour de la proposition de loi Ferzli.
Après avoir dressé cet état des lieux, M. Joumblatt a rappelé les constantes politiques de nature à préserver la stabilité dans le pays. Il a ainsi présenté comme étant « inévitable » le dialogue national au sujet de l’ensemble des dossiers conflictuels, dont celui des armes de la Résistance, rappelant que sa finalité doit « se limiter à la défense du Liban ». Il a dans le même temps relevé que ce dossier est pour le moment soumis au contrôle d’« axes régionaux qui sont plus forts que les théories auxquelles nous croyons avec un grand nombre de Libanais et qui ont dénaturé ses objectifs à cause du conflit en Syrie ».
M. Joumblatt a de nouveau mis en garde contre l’usage des armes de la Résistance à des fins intérieures, le présentant comme « une aventure impossible » et soulignant ses effets dévastateurs et inutiles pour le pays. « Nous continuons de croire que les conflits politiques, aussi profonds soient-ils, peuvent être réglés à travers le dialogue et l’entente », a-t-il observé.
Le chef du PSP s’est ensuite prononcé en faveur d’une « réhabilitation des institutions constitutionnelles » et plaidé pour la formation d’un gouvernement « sur base de la règle suivant laquelle aucune partie ne dominera l’autre ou ne l’évincera, tout en réservant une place acceptable au courant centriste ».
Après avoir rappelé l’importance que son parti accorde à la stabilité au Liban, « surtout depuis 2011 », il s’est arrêté sur les conflits que « certaines lois électorales ont failli générer ». « C’est comme si nous n’avons rien appris des guerres dites de libération ou d’annulation, ce qui laisse penser qu’on voulait nous plonger dans le jeu et les illusions de (prétendues) victoires avancées par l’équipe qui est sous l’emprise de la théorie de l’éternel complot », a-t-il déploré, avant d’inviter la classe politique à « renoncer à cette mascarade et à laisser le processus constitutionnel prendre son cours, ce qui permettra de tenir compte des préoccupations de la population et d’empêcher que le Liban ne s’enfonce dans le brasier syrien à l’heure où l’ensemble de la région semble confronté à une crise qui va croissant et dont l’Irak n’est pas d’ailleurs le seul exemple ».
Le dossier syrien
Évoquant le dossier syrien, M. Joumblatt a rappelé comment la révolution syrienne avait commencé avec les enfants mutilés de Deraa, puis avec les manifestations populaires pacifiques organisées pour réclamer des réformes, en insistant sur le fait que ces gens n’étaient pas des terroristes ou des takfiristes, mais « militaient pour une Syrie libre, nouvelle, démocratique et diversifiée dans laquelle la dignité humaine serait respectée ». Selon lui, l’apparition plus tard des takfiristes et des terroristes « est le résultat direct des règlements militaires appliqués sauvagement par le régime ainsi que du défaitisme international et du conflit autour de la Syrie, ce qui a barré la voie au soutien nécessaire à l’opposition ».
Dans ce contexte, le chef du PSP a contesté la théorie selon laquelle la Syrie risque de tomber entre les mains des États-Unis, d’Israël et des takfiristes, mettant en relief « l’indifférence occidentale générale, notamment américaine, à l’égard de ce qui se passe dans la région ». Il a affirmé d’ailleurs s’attendre à des guerres communautaires et confessionnelles régionales, « à moins que les sages ne réagissent à temps ».
M. Joumblatt va jusqu’à redouter, dans le cas contraire, une suppression des frontières dessinées en vertu des accords Sykes-Picot.


SUITE : Ces théoriciens de la magouille ; Renardière ; se donnent d'autant plus d'importance, que la question de la formation d’une nouvelle marelle ministérielle ou la tenue d'élections passent à présent au second plan pour les "maîtres" bääSSyriens » ! Ils montrent alors par leur indécision concernant cette formation et ces élections qu'ils ne savent ni servir ni régner, ni vivre ni mourir, ni supporter la Démocratie ni la renverser, ni maintenir la Constitution ni s'en débarrasser, ni collaborer avec le président ni rompre avec lui. Et ils n’attendent comme à l’accoutumée la solution de toutes leurs contradictions que du calendrier, de la marche et de la suite des événements…. bääSSyriens évidement ! Ils cessent de s'attribuer un pouvoir sur ces événements, les obligeant ainsi à leur faire violence ; et provoquent par là la puissance à laquelle ils avaient, dans leur croc en jambe contre la Cédraie, abandonné les uns après les autres tous les attributs du pouvoir ; à sœur-syrie donc ; jusqu'à ce qu'ils apparaissent complètement impuissantés face à elle. Lui permettant ainsi de réélaborer tranquillement son plan de campagne contre le Grand-Liban, de renforcer ses moyens d'attaques, de choisir ses armes et de fortifier ses positions contre ce Pauvre Pays. Mais ce n’est que la simple Puissance de cette Cédraie qui sonnera le signal de leur Déception Inévitable, Totale et Finale....
08 h 30, le 21 mai 2013