Face aux Grizzlies de Memphis, le meneur des Spurs, Tony Parker, a offert à San Antonio la première victoire de la finale qui se joue au meilleur des sept matches, ce soir, à l’AT&T Center. Ronald Martinez/AFP
Parker a donné le tempo aux Spurs, qui ont été insolents d’adresse (52 % de réussite aux tirs, dont 48 % à trois points et 65 % dans le dernier quart temps) et ont – fait plus surprenant – bousculé Memphis dans la raquette.
« Quand on shoote aussi bien que ça, c’est très dur de nous arrêter, a déclaré le Français. Mais ce n’est que le premier match, il ne faut pas croire que ça va continuer. Memphis va trouver les ajustements nécessaires. »
Si le manque de repos, trois jours après la qualification contre Golden State, pouvait laisser craindre le pire aux vétérans des Spurs, ces derniers ont maîtrisé leur sujet sans jamais s’affoler. Côté Memphis, désigné comme le favori de la série par les médias américains après avoir remporté huit de ses neuf dernières rencontres, rien n’a fonctionné comme prévu. En effet, pour le premier match à ce niveau de l’histoire de la franchise des Grizzlies, l’intérieur Zach Randolph a évolué bien en dessous de son niveau, avec 2 points (1 sur 8 aux tirs), 7 rebonds et 1 contre alors qu’il tourne à 20 points de moyenne depuis le début des play-offs.
« On a voulu lui rendre la vie difficile avec des prises à deux, a expliqué Parker. À l’intérieur, c’est une bête. Il était dans un jour sans, ça arrive mais on sait bien que ça ne lui arrivera pas deux fois de suite. »
« La route est encore longue », a ajouté le meneur de jeu, conscient du fait que les Spurs menaient 2 victoires à 0 face à Oklahoma City l’an dernier en finale de Conférence Ouest mais avait regardé la finale NBA à la télévision.
Marc Gasol, son compère dans la raquette, a tenu son rang (15 pts, 7 rbds). Mais signe des difficultés des hommes de Lionel Hollins dimanche, Quincy Pondexter a fini meilleur marqueur de son équipe (17 pts). Une première depuis le début de la saison pour l’arrière sorti du banc. Si les Grizzlies ont réduit l’écart jusqu’à six points au cours du troisième quart (62-56), ils n’ont jamais donné le sentiment de pouvoir arracher ce premier match et reprendre d’entrée l’avantage du terrain. Ils auront une deuxième opportunité pour le faire ce soir à l’AT&T Center.
« San Antonio nous a été supérieur dans tous les compartiments du jeu, ils nous ont coupé la route dans la raquette et ont rentré leurs tirs », a pour sa part analysé l’entraîneur de Memphis, Lionel Hollins, après un match durant lequel San Antonio a tout de suite fait le trou et a ensuite géré son avance.
L’expérience des Spurs, qui jouent leur 8e finale de Conférence Ouest en l’espace de 15 ans, a certainement parlé, mais Memphis a pris l’habitude des mauvais départs cette saison en play-offs après avoir perdu son premier match au 1er tour face au Los Angeles Clippers et au 2e tour face à Oklahoma City.
San Antonio a été bien servi par Kawhi Leonard (18 pts) et Danny Green (16 pts) qui ont eux aussi participé au festival. Venus du banc, Matt Bonner (12 points, 4 sur 6 derrière l’arc) et Gary Neal (11 points) ont apporté leur contribution à la victoire, compensant la faillite de Tim Duncan (6 points à 3 sur 9 mais 10 rebonds). Boris Diaw a fait profil bas (2 pts, 2 passes, 1 rbd en 21 min).
À l’Est, l’autre finale de Conférence va opposer à partir de ce soir le champion NBA en titre, Miami, aux Pacers de l’Indiana. La franchise d’Indianapolis a créé la sensation en barrant la route de la finale à New York qui, après plus de deux décennies de disette, a reconstruit cette saison une équipe digne des ambitions de la franchise qui a connu ces heures de gloire dans les années 90. Le réveil des Knicks coïncide sans doute avec l’emménagement en début de saison des Nets qui ont quitté leur antre de New Jersey pour s’installer à Brooklyn. Les Nets évoluant à présent à Brooklyn, les Knicks ne sont plus la seule équipe en ville, devant désormais partager l’affiche avec les Nets.
La bande à Carmelo Anthony a intérêt de briller afin que le Madison Square Garden demeure en NBA l’adresse numéro 1 en ville !

