Tôt le matin ont débuté à Vienne, où siège l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de nouvelles discussions entre l’Iran et l’agence onusienne qui cherche à enquêter sur de « possibles dimensions militaires » du programme nucléaire iranien. Toutefois en soirée, l’AIEA a annoncé l’échec de cette dixième réunion. « Nous n’avons pas pu finaliser le document d’approche structurée que nous négocions depuis un an et demi », a déclaré le chef des inspecteurs de l’agence, Herman Nackaerts. L’AIEA réclame en vain l’accès à certains sites, officiels et documents. « Je ne pense pas qu’ils (l’AIEA) obtiendront une réponse positive », avait estimé plus tôt la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman, principale négociatrice américaine sur le nucléaire iranien. « À un moment, le directeur général de l’AIEA devra revenir devant le Conseil de sécurité (de l’ONU) et dire : “Je ne peux pas aller plus loin. Il n’y a eu aucune réponse. Vous devez de nouveau agir” », avait-elle ajouté.
À Istanbul, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui représente les six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le nucléaire avec Téhéran (P5+1), devait dîner avec le négociateur en chef iranien Saeed Jalili, après l’échec d’une réunion Iran-P5+1 au Kazakhstan début avril. M. Jalili est pressenti pour être candidat à la présidentielle du 14 juin, un scrutin qui devrait inciter d’ici là les Iraniens « à tout faire pour maintenir les choses en l’état », selon un diplomate occidental. L’Iran, accusé de vouloir développer l’arme atomique, ce qu’il dément, réclame que soit reconnu son « droit » à enrichir l’uranium et la fin des sanctions économiques qui le visent.
(Source : Reuters)


Ils vont finir par être "vitrifiés", comme disait Chirac !
05 h 24, le 17 mai 2013