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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Bras de fer entre le gouvernement et les salafistes

Le gouvernement tunisien, dirigé par le parti islamiste Ennahda, a enclenché un bras de fer à hauts risques avec les salafistes jihadistes en interdisant le congrès prévu dimanche d’une organisation radicale qui menace de lui faire la guerre.
« Le gouvernement a décidé d’interdire ce congrès dont les organisateurs n’ont pas obtenu d’autorisation préalable comme l’exige la loi », a déclaré hier le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, alors qu’Ansar Ashariaa (partisans de la loi islamique) annonçait la participation de milliers de personnes à son rassemblement à Kairouan, ville islamique historique dans le centre de la Tunisie. « Les autorités doivent appliquer la loi sans distinction, nous soutenons la fermeté du gouvernement à faire appliquer la loi pour tous », a affirmé M. Ghannouchi, dénonçant l’usage de la violence au nom de l’islam. « La violence pratiquée sous le couvert de la religion n’a aucune légitimité, ni au regard de la loi ni au regard de l’islam », a-t-il souligné, ajoutant que « la pire des violences est celle qui est perpétrée au nom de la religion ». Cette position du chef d’Ennahda tranche avec l’attitude de son mouvement qui rejetait jusque-là le recours à la force contre les salafistes, disant privilégier « le dialogue » avec des « enfants » du pays.
Depuis la révolution de janvier 2011, la Tunisie est confrontée à la montée de groupuscules salafistes et les islamistes au pouvoir sont accusés par l’opposition et de nombreux observateurs d’avoir fait preuve de laxisme face à cette mouvance rigoriste de l’islam sunnite. Ces groupuscules ont mené plusieurs attaques violentes, dont une contre l’ambassade américaine ayant fait quatre morts et des dizaines de blessés parmi des manifestants le 14 septembre à Tunis. Plus récemment, le gouvernement a admis la présence de groupes armés « terroristes » liés à el-Qaëda au Maghreb islamique.

(Source : AFP)

 

Eclairage

En Tunisie, Ennahda face au défi de la contestation salafiste

Le gouvernement tunisien, dirigé par le parti islamiste Ennahda, a enclenché un bras de fer à hauts risques avec les salafistes jihadistes en interdisant le congrès prévu dimanche d’une organisation radicale qui menace de lui faire la guerre.« Le gouvernement a décidé d’interdire ce congrès dont les organisateurs n’ont pas obtenu d’autorisation préalable comme l’exige la loi », a déclaré hier le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, alors qu’Ansar Ashariaa (partisans de la loi islamique) annonçait la participation de milliers de personnes à son rassemblement à Kairouan, ville islamique historique dans le centre de la Tunisie. « Les autorités doivent appliquer la loi sans distinction, nous soutenons la fermeté du gouvernement à faire appliquer la loi pour tous », a affirmé M. Ghannouchi, dénonçant...
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