Ces attentats, commis à Reyhanli, ville proche de la frontière syrienne, ont fait 51 morts, selon un dernier bilan annoncé hier par M. Erdogan. Treize personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans ce double attentat ont été arrêtées par la police turque. M. Erdogan a par ailleurs affirmé qu’à son retour des États-Unis, son gouvernement établirait une « feuille de route » au sujet de la crise syrienne. « Nous mettrons en place notre feuille de route après nos discussions et nous agirons en conséquence », a souligné M. Erdogan, sans autre précision. « Nous sommes les premières victimes, en tant que pays de la région, de la crise syrienne. Nous ne pouvons rester simples spectateurs face à ce qui s’y passe », a insisté M. Erdogan, déplorant une nouvelle fois le manque de consensus au Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter une résolution condamnant Damas. La crise syrienne et ses conséquences en Turquie, qui accueille quelque 400 000 déplacés syriens sur son sol, constitueront le principal sujet à l’ordre du jour de la rencontre entre MM. Obama et Erdogan.
(Source : AFP)

