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Moyen Orient et Monde - Attentats De Reyhanli

Erdogan exclut toute enquête conjointe avec Damas

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a catégoriquement exclu hier l’offre d’enquête conjointe du régime « illégal » de Damas sur le double attentat samedi dans le sud de la Turquie. « L’administration en place à Damas est illégale. (...) Comment voulez-vous que l’on reconnaisse une structure qui n’est pas même acceptée par ses propres habitants », a déclaré M. Erdogan avant de quitter Ankara pour les États-Unis, où il doit rencontrer demain le président Barack Obama. Le gouvernement syrien s’était déclaré plus tôt hier prêt à ouvrir une enquête « commune et transparente » avec Ankara sur ces attaques, attribuées par Ankara à un mouvement clandestin turc ayant d’étroits liens avec le régime syrien et ses services de renseignements. « Si le gouvernement du (Premier ministre) Erdogan demande une enquête commune et transparente entre les deux pays, nous n’y voyons aucun inconvénient et ce afin de parvenir à la vérité », a déclaré le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi. « La vérité doit être annoncée aux peuples syrien et turc », a ajouté le ministre.
Ces attentats, commis à Reyhanli, ville proche de la frontière syrienne, ont fait 51 morts, selon un dernier bilan annoncé hier par M. Erdogan. Treize personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans ce double attentat ont été arrêtées par la police turque. M. Erdogan a par ailleurs affirmé qu’à son retour des États-Unis, son gouvernement établirait une « feuille de route » au sujet de la crise syrienne. « Nous mettrons en place notre feuille de route après nos discussions et nous agirons en conséquence », a souligné M. Erdogan, sans autre précision. « Nous sommes les premières victimes, en tant que pays de la région, de la crise syrienne. Nous ne pouvons rester simples spectateurs face à ce qui s’y passe », a insisté M. Erdogan, déplorant une nouvelle fois le manque de consensus au Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter une résolution condamnant Damas. La crise syrienne et ses conséquences en Turquie, qui accueille quelque 400 000 déplacés syriens sur son sol, constitueront le principal sujet à l’ordre du jour de la rencontre entre MM. Obama et Erdogan.

(Source : AFP)
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a catégoriquement exclu hier l’offre d’enquête conjointe du régime « illégal » de Damas sur le double attentat samedi dans le sud de la Turquie. « L’administration en place à Damas est illégale. (...) Comment voulez-vous que l’on reconnaisse une structure qui n’est pas même acceptée par ses propres habitants », a déclaré M. Erdogan avant de quitter Ankara pour les États-Unis, où il doit rencontrer demain le président Barack Obama. Le gouvernement syrien s’était déclaré plus tôt hier prêt à ouvrir une enquête « commune et transparente » avec Ankara sur ces attaques, attribuées par Ankara à un mouvement clandestin turc ayant d’étroits liens avec le régime syrien et ses services de renseignements. « Si le gouvernement du (Premier ministre)...
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