Dans le cadre d’une réunion qui s’est déroulée en présence de l’attaché économique et de la conseillère économique près l’ambassade US, Ted Brian et Claude Knesevitch, M. Zmokhol a tenu à mettre l’accent sur la transparence et le professionnalisme du système bancaire libanais. Les derniers développements concernant l’affaire des bureaux de change et les mesures prises par le Trésor américain concernant le blanchiment supposé de capitaux libanais ont été évoqués, entre autres, au cours de cet entretien qui a porté sur de nombreux sujets.
La nomination de Tammam Salam, facteur de dégel
Le président du RDCL a exposé à ses interlocuteurs les priorités et les projets en cours, dont notamment : le projet sur l’assurance vieillesse, la révision du code du commerce, le budget étatique pour l’année 2013, le projet portant sur les actions préférentielles du secteur privé, ainsi que les résultats des tables rondes avec plusieurs organismes locaux et d’envergure internationale.
M. Zmokhol s’est, par la suite, attardé sur le rôle du RDCL, visant à « assurer la défense du secteur privé libanais, tout en le gardant à l’écart de toutes les tensions politiques qui enveniment l’environnement des affaires ». Il a rappelé l’importance et les opportunités de la reconstruction des infrastructures libanaises (électricité, eau, transport public...) avec l’aide notamment des entreprises internationales sous forme de partenariat public-privé (PPP) « qui est la seule issue possible et réalisable pour le Liban ».
Concernant la désignation du Premier ministre Tammam Salam, le président du RDCL a affirmé que « suite à cette désignation consensuelle (...) un dégel s’est fait sentir sur le marché libanais, qui a réagi positivement et rapidement. Cette attitude a prouvé clairement, et une fois de plus, que l’entente des politiciens et la baisse des tensions entre les divers partis se reflètent directement et positivement sur notre économie ».
« Il est du devoir des chefs d’entreprise libanais de prêter main-forte au Premier ministre désigné, de créer avec son gouvernement une solide synergie pour surmonter les défis et faire face à tous les dossiers épineux économiques et sociaux qui se dressent à l’horizon », a-t-il poursuivi.
Au nom du RDCL, M. Zmokhol a souhaité que la nouvelle équipe dirigeante soit à même d’assurer la stabilité et la sécurité du pays. « Il est crucial de rétablir la confiance des touristes, des ressortissants arabes, et des investisseurs locaux et étrangers, et surtout de ne pas rater l’opportunité de préparer un été florissant qui redonnerait un peu d’oxygène à notre économie », a-t-il martelé.
Enfin, avec la multiplication du nombre de déplacés syriens au Liban et dans la perspective de l’arrivée d’un nouveau flot avec l’intensification des batailles, le président du RDCL a insisté sur « l’urgence de bâtir une stratégie et un plan de secours nationaux (...) pour faire face à cette crise humanitaire ».
Cette réunion sera suivie d’autres démarches et d’une communication régulière entre le bureau économique de l’ambassade américaine et le RDCL, indique le communiqué du Rassemblement.


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